STEPHANE PELLENNEC

De la photographie poétique à la délicatesse de l’estampe japonais

Stéphane Pellennec est-il un Homme comme tous les Hommes ? Non, il est pudique, simple et honnête.

À sa naissance, il semble s’être ancré à la Terre ainsi qu’à tout ce qui la constitue. Cela a forgé son regard poétique et délicat sur celle-ci et sur nous.

Je l’ai découvert à travers des paysages naturels et frappant de grandeur. Passionnément oxygénant. Oui, c’est possible de respirer à travers une photographie.

J’ai en mémoire la dernière vue sur sa page Facebook. Du Blanc et encore du blanc. La neige. Quelques branches fines à peine feuillues. Des branches endormies en plein hiver finlandais. Voilà l’estampe japonaise.

Sa photographie pose un jolie voile sur mes pupilles et lorsque je suis là, au milieu de ces immeubles, en manque de nature, elle a le droit de m’envahir.

Stéphane Pellennec a ce don de vous faire respirer sans le vouloir en toute pudeur.

Il touche à notre intime profond. Il nous donne du beau. Il nous l’offre même comme si nous étions celle ou celui qui capturions ce moment de grâce pas à travers son appareil photo mais à travers nos yeux.

Et si je vous le racontais légèrement ?

Il est né en 1971 à Brest. La Bretagne et ses contes mystérieux. Ces mystères qui ont forgé sa sensibilité et sa capacité à voir ce qui nous échappe ou ce que l’on maltraite. Il ne se sert pas de la nature. Il la caresse. Il se fond en elle. Ses photographies en sont le témoignage flagrant de ce respect qu’il a pour elle.

La liberté du jazz lui apprend à être attentif aux énergies qui circulent et s’entremêlent autour de lui.

Embarqué par son père au cabaret Vauban de Brest où ils écoutaient ce jazz improvisé le faisant voyager à travers le monde. Il observait alors les visages des musiciens et dans sa tête déjà, les photographies naissaient.

L’inspiration avait planté une graine discrète.

Il y a sa rencontre avec un photographe lors de son service militaire qui lui permet enfin d’affirmer sa photographie jusqu’à avoir son matériel, un appareil réflex argentique manuel sur lequel il fera ses premières armes si j’ose l’écrire ainsi.

Il observe. Il écoute. Il est attentif mais refuse tout influence qui n’est musical ni poétique. Il se libère de l’image de l’autre pour nous offrir la sienne.

Stéphane Pellennec est un artiste qui expose. Sa toute première exposition se passe en Iran en 2010. Puis, la Finlande, la France, le Pays de Galles. Notre photographe voyageur est freiné par la COVID mais ce n’est qu’une question de temps…

je le croyais avant tout photographe de grands espaces et il m’étonne en me parlant de ses portraits. Ceux pris au Zimbabwe des gens ordinaires. Ceux des musiciens et des poètes qu’ils capturent lorsqu’ils sont eux-mêmes happés par leur propre art.

Et lui. Il se photographie pour montrer ce qui l’anime dans cette nature si douce et puissante à la fois. Se confronte t-il alors aux éléments ?

Il reviendra malgré tout aux images du monde par peur d’enfermer les gens dans un cadre fixe sans mouvement. Il a cette délicatesse humaine et artistique qui lui font craindre de limiter les modèles dans sa propre vision et non pas dans ce qu’ils sont réellement.

Stéphane Pellennec nous transmets ce qu’il trouve dans la nature. Le calme, l’air et l’harmonie. Il nous transmet sa sérénité et son pas. Pour photographier, il faut avancer. Il lui faut être ce que nous avons tous été. Des marcheurs.

À un jeune photographe, il donnerait ce conseil. Un appareil-photo à la fonction manuelle en gardant le choix et la liberté. Oui, toujours être libre d’accueillir ce moment, cette lumière. Ce millième de seconde ou ces mois nécessaires à la création dans tout art et si précieusement à la photographie.

Je finirais par ses paroles.

« Ma famille a été mon premier modèle et puis aussi un support permanent. J’en profite pour remercier d’ailleurs ma femme pour sa patience, lorsque lors de nos promenades je pars dans une vague photographique. »

Je la remercie aussi cette précieuse compagne.

Stéphane Pellennec et le don précieux de l’harmonie, d’une photographie à la grâce de l’estampe japonaise.

Laetitia CAVAGNI

auteure et poétesse

adresse de son site web: http://www.aarettomyys.eu/

Chronique sur les œuvres de Vincent Blénet, auteur atypique.

Rédigé par Laetitia Cavagni et Bianca Bastiani.

Vincent Blenet a eu la gentillesse de nous remettre cinq de ses ouvrages dont le dernier sortira au mois d’avril « Mort sûre d’amours ».

Ce jeune auteur prolixe en écriture nous a permis de lire en autre et aussi ses quatre précédents ouvrages :
Gazhell, Carnets d’une décennie, 666 nuances de braises, De feux et d’encres.

Il a un style qui peut sembler hermétique et froid voire glacial car il ne « mâche pas ses mots » comme on peut le dire vulgairement. C’est donc un style qui peut déplaire mais au moins, il y met ses tripes, sa vision honnête du monde et même ses émotions.
Autant de générosité, ça se remarque et ça se respecte.
Il a, pourtant et malgré cette apparente dureté du verbe, une prose poétique. Il utilise souvent l’envolée poétique afin de décrire une scène ou un personnage. Cela donne un côté romantique à ses œuvres.
Nous retrouvons son engouement pour ce poète qu’était Charles Baudelaire dans sa vision crue et directe de son univers.
Dans ses livres, nous avons pu observer plusieurs thèmes qui semblent l’interpeller de façon presque obsessionnelle :
La religion, les anges, l’enfer et les femmes.
Tous ces thèmes se rejoignent en un mystère insoluble pour ce jeune auteur.
Au fond, n’est-il pas simplement un auteur à l’écriture gothique et noir donc ?
On y ressent une souffrance immense. Sa douleur, il nous la partage.
Vincent Blenet ne cache pas sa maladie. Sa pathologie psychiatrique. Il est bipolaire, schizophrène et vit avec des bouffées délirantes. Est-ce que cela explique cette noirceur romantique en lui en tant qu’auteur ?
Nous serions bien hypocrites de penser que cette noirceur n’a pas sa place dans le monde de la littérature. Le monde n’est pas recouvert de guimauves et d’odeur de roses.
Ecrire est une thérapie addictive pour lui. Nous pouvons déjà compter 17 recueils. Quelle énergie ! quelle soif de partager aussi ! Il pourrait décider de les garder et de nous éviter cette crudité mais il refuse de nous épargner et ce qu’il vit et ce que peut être aussi la réalité intérieure et extérieure.
Parfois, il nous a été difficile de poursuivre la lecture de certains paragraphes choquants pour nous qui ne connaissons pas les méandres de son écriture ni de ses souffrances. Mais, lorsque l’on réussit à surmonter ces tremblements de terre violents, nous avons la surprise de lire des poèmes érotiques. Tous sont dédiés à des femmes connues par l’auteur et avec grand respect. On sent, là aussi, une souffrance due à ces femmes qui ne lui jettent même pas un regard.
Il se met aussi à nu lorsqu’il raconte ce harcèlement scolaire subi du fait de sa différence. Il est malade, a de l’embonpoint et un look de gothique.
On peut le qualifier d’hypersensible frustré par le manque de lien social.
Et, soudainement, il écrit sur sa famille. Son écriture change. Elle devient élégante. On sent cet attachement entre lui et sa mère, entre lui et sa grand-mère.
Parfois, ses histoires nous paraissent décousues. Est-ce des effets de sa maladie ? Peu importe puisque Vincent Blenet à son lectorat.

A plumes d’elles, nous ne jugeons pas les auteurs mais leurs créations. Nous pensons aussi que l’empathie dans ce milieu de l’édition difficile est essentielle.
Qu’on l’aime ou qu’on le craigne, Vincent Blenet y a toute sa place. Il y a de la qualité dans ses livres lorsque l’on dépasse ce mouvement de recul que l’on peut avoir aux premières lignes.
Vous pouvez retrouver ses livres à la maison d’édition « La compagnie littéraire ».
https://www.compagnie-littéraire.com/

Salon du livre virtuel

Vous êtes nombreux nombreux 🙂

Bonjour auteures et auteurs.
Privés de salons, nous vous en proposons un virtuel certes mais aussi réel que vous le rendrez. Nous vous mettons en relation avec vos lecteurs actuels et futurs.
Chaque auteur écrit une présentation succincte avec des photos de présentation (ou vidéos si vous préférez).
Les lecteurs se promènent sur vos posts. Soyez créatifs 😉 mais ça vous savez le faire.
Notre idée est que les lecteurs puissent échanger avec vous voire acheter vos livres.
Pour les auteurs participants, merci de nous envoyer, en mp, une photo de couverture d’un livre principalement avant jeudi 25 mars. Nous vous ferons une première publicité par des affiches.
Dès le 27 mars, faites vos posts avec vos présentations personnelles que nous publierons.
Lancez-vous sur notre page Facebook 🙂
À bientôt

Le coeur du monstre de David Krampz.

Rédigé par Bianca Bastiani.

Le roman « Le coeur du monstre » de David Krampz est disponible sur Amazon et à La nouvelle librairie, 11 rue de Médicis, Paris.

https://www.amazon.fr/C%C5%92UR-DU-MONSTRE-DAVID-KRAMPZ/dp/B08S2VSZYD

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur de m’avoir envoyé son premier roman en Service Presse.
David Krampz est acteur. Il signe là une œuvre de fiction au thème contestable, mais néanmoins intéressante. Mon avis sur cette lecture sera mitigé. J’ai eu entre les mains un véritable OVNI littéraire tant par sa forme que par son propos.
Le livre est écrit à la manière d’une enquête reportage agrémentée de nombreux échanges de courriels, mais aussi de poésie, du slam. Les envolées lyriques sont superbes, une écriture à couper le souffle. Indéniablement, David est un auteur même s’il est plus connu en tant que comédien. J’ai adhéré à la narration sous forme de flash-back. Je ne me suis pas perdue dans le récit malgré les fréquents changements d’époque.
Ce roman est empreint de beaucoup de psychologie. Les événements sont présentés du point de vue du « délinquant ». Cela contribue à l’originalité de cette œuvre.
L’auteur nous conte les déboires judiciaires d’un « antihéros », Aryan, au Cambodge, mais aussi en France pour se disculper d’une accusation de viol sur sa fille adoptive Sreya âgée de huit ans. Il nous raconte l’enfer des geôles cambodgiennes, la corruption de tout un pays, police et ONG comprises et le business autour de la pédophilie dont les humanitaires sont complices.
Aryan m’a causé de nombreuses interrogations. Tout au long de l’intrigue, je ne cessais de me poser des questions sur ce « monstre » tellement humain. Son humanité me dérangeait à un point que je ne savais pas dans quel camp le ranger. Était-il un gentil ou un méchant ? Il aime sa fille. Il l’a sorti de la rue, de la mendicité. Il lui a offert un toit et une éducation. Très vite, l’on croit comprendre que les accusations de viol qui ne sont étayées d’aucune preuve sont fausses. Mais qu’est-ce qu’un viol au juste ?
Serya était encore vierge alors que son père a été inculpé. Sa virginité, elle l’a perdu au sein d’une ONG aux pratiques douteuses contre laquelle Aryan se bat bec et ongles. Il soulèverait des montagnes pour mettre la petite à l’abri de cette organisation et la protéger. Insoumis et provocateur, il bouillonne de colère. Don Quichotte des temps modernes, il se bat contre des moulins à vent. Il l’aime sa gamine, un peu trop même…
Je suis féministe et je le revendique. Certains passages m’ont mise mal à l’aise. Je me suis souvent dit, je ne peux pas cautionner de tels propos, même dans une œuvre de fiction, notamment sur la question du consentement… Ce roman aura au moins le mérite de nous faire réfléchir et il nous place dans le cœur du monstre. Je trouve que David Krampz a eu beaucoup de courage de nous livrer une telle œuvre qui sera certainement sujette à débat.

J’ajouterai que j’ai vécu avec un monstre. Il avait lui aussi un cœur, sinon, je n’aurais pas pu l’aimer, mais ça, c’est une autre histoire…
Bianca Bastiani, auteure de « Cendrillon du trottoir » (autobiographie).

La chaîne YouTube du comédien David Krampz

https://www.youtube.com/DavidKrampZ

Cailloux
Hiboux
Genoux
Choux
Coeur tout mou
J’le mijote à la poêle
Avec un peu de moelle

Je le mitonne durant des heures
Je le décortique de ses peurs
Faut pas qu’il soit trop aillé
Ni trop oignonné

Moi je l’aime un peu fort
Mais pas un qui mord
Ni même quand il fait le mort

Parfois l’est mou
Parfois l’est dur
Parfois fait l’fou
Parfois fait l’mur

Cailloux
Hiboux
Genoux
Choux
Gros doudou
Ce coeur tout mou
Je l’assaisonne
Je le fractionne

Ne le mange pas
Même s’il est raplapla
N’y touche pas
Où j’te fais la tête oeuf au plat

Moi je l’aime au caramel
Mais pas au sel
Aïe ça fait mal ça saigne

Parfois l’est mou
Parfois l’est con
Parfois l’est fou
Parfois l’est bon

C’est le mien à moi
Mou ou pas
Faut pas trop le cuisiner
Faut le prendre avec
Ou le laisser aller
Faut pas le prendre en traître

Ou j’te jette des cailloux
Je te fais becqueter par les hiboux
J’te fracture les genoux
Et je te fais regretter ton chou

Signé le coeur tout mou…

                                                  7.03.2021

Laetitiacavagni@copyrighttousdroitsreserves2021

BRING ME YOUR LOVE

Charles Bukowski and Robert Crumb

Il s’appelait Charles. Il est né en Allemagne et mort quelque part sur terre mais ça on s’en fout comme il se foutait des convenances et des remarques sur sa grossièreté et… son inconvenance.

Tout ce pot-pourri exécrable a fait de lui le poète d’exception et l’auteur de génie.

Il s’appelait Bukowski. Il est né le 16 août 1920 et mort toujours par là et on s’en fout toujours autant.

Par contre, ce gaillard grassouillet ne pouvait vivre sans cette encre essentielle : l’alcool. « Je continue à lever mon verre, comme s’il se déversait dans un grand vide. J’admets qu’il y a une stupidité ancestrale en moi qui ne peut être résolue. Je continue de boire, de boire… »

Ce personnage inimaginable, presque sorti d’un livre, moi je dirais même de Zola. Bagarreur, vomisseur, sanguinolent. Aimant le sexe et les souillures. Se détruisant mais à coup de vie. Jamais à coup de mort. Il a vécu lui. Intensément. Fiévreusement.

Il semble assommer par la douleur et la mélancolie. Le hasard ? Peut-être pas. Lui qui a eu droit de vivre auprès d’un père violent et tyrannique et d’une mère soumise. Deux extrêmes. Jamais de milieu juste ou de juste milieu.

C’est à 10 ans que l’écriture le rencontre. C’était juste une rédaction dans laquelle il devait raconter la venue du président Hoover. Il invente. Il rapièce. Et, il se découvre.

Lui, l’enfant enfermé et frustré par un père qui a peur de l’échec qu’il se renvoie à lui-même mais le fait payer à son fils et son épouse.

Voilà ! Cela créera l’un des plus grands écrivains au monde qu’on l’aime ou le haisse. On ne le sait pas forcément mais il écrivait avec l’oreille caressée de musique classique. Finalement pas si indélicat le gars.

Et dans l’autre coin du ring ? Robert Crumb. Américain pur souche. Une histoire familiale lambda. Il commence à dessiner très jeune avec ses frères et sœurs. Des personnages à la Disney.

Il réalise des cartes de vœux en début de carrière. Des animaux dans des comics et change de voie en créant des parodies sexistes de bandes-dessinées ou des histoires dépravées.

Il se décrit lui-même dans ses bandes-dessinées. Infidèle, dépressif, obsédé sexuel.

Il refuse la complaisance. Il écrit et dessine sur l’aigreur, la frustration, les fantasmes noirs.

Il est obscène, virulent, mysogyne.

Il fallait alors qu’ils créent ensemble ces deux misanthropes. Et c’est un bijou ce petit livre, à l’air de rien, réédité aux éditions Au Diable Vauvert.

Format simple comme en carton qui ne vous coûtera que 9 balles. Mais putain, il dépote et par ces dessins illustrant parfaitement l’absurde du texte.

Je vous raconte ?

Harry visite une femme. Elle c’est Gloria. Gloire à Gloria, la folle.

Elle l’insulte et se frappe. Elle le rend dingue mais c’est elle qui est folle. C’est sa femme.

« Tu es un fourreur de pute, Harry. Tu fourres les putes. »

Il a été obligé de la faire interner car elle devenait dangereuse pour lui et pour elle.

Étrange scène où le psychiatre apparaît et où la gente dame s’adoucit exprimant son mieux-être.

«Oui, docteur Jensen, j’étais justement en train de dire à Harry à quel point je me sentais plus stable… » Certes.

Je vous laisse découvrir ce dessin incroyable de cette femme corpulente se mettant un gnon dans la tronche. Je vous jure que j’ai encore les côtes qui frétillent.

Alors oui, ces auteurs (et ce livre) ont un côté gnangnan à la « maman, un câlin s’il te plait. J’suis un pauv’e gars qui fait de son mieux. »

Mais, il y a un mais. Mais, il est drôle et surprenant.

Prenons Bukowski et Crumb pour ce qu’ils sont et laissons de côté les porcs.

Ils disent une vérité mais elle peut ne pas être la nôtre.

Ce livre vaut bien qu’on s’y arrête.

Parce qu’en plus ce pauvre bougre d’Harry est envahie par sa maîtresse. Il tente de la faire vibrer sous ses assauts d’homme en rut. Seulement, l’épouse n’est pas loin. Diablesse versatile tapie dans son ombre.

Et je me pose cette question à la fin du livre : est-elle internée par hasard ?

Je ne peux pas non plus m’empêcher de faire le lien avec une épouse de Charles Bukowski. Celle-ci est alccolique, suicidaire, nymphomane. Elle ne supportera pas qu’il écrive. Il devra la quitter pour retrouver sa plus fervente écarteuse de cuisses : l’écriture.

Ces deux auteurs se nourrissent du chaos mais avant tout, le leur.

Alors, en conclusion, juste ce petit mot. Ouvrez donc vos portes-monnaies ou sortez vos cartes bleues, platines…

Prêt ? Achetez-le et passez un moment…à vous de voir.

Moi ? Je me suis souvenue de cette conversation avec l’une de mes patientes. Celle-ci me dit : « j’adore les enfants. J’aimerais en avoir. Parfois, lorsque j’en croise, je voudrais les enlever mais je sais que c’est interdit par la loi. »

Laetitia Cavagni

auteure et poétesse

Le guide pour les copines de Catherine Réfre

Chronique rédigée par Cécile Ducomte

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un guide qui devrait parler à toutes les femmes, ou presque. Il s’agit d’un témoignage éclairé et documenté sur la perte de poids.

Catherine est une amie. Je la connais depuis quelques années. Je la remercie de m’avoir fait lire en avant-première son livre.

Ce qui m’a plu en premier, c’est qu’elle s’adresse à nous toutes, quels que soient notre âge, notre condition physique, notre vie, nos aspirations. Elle a évolué elle-même pendant quelques mois, adoptant ce régime qui, en réalité, n’en est pas un, dans le sens où il n’est pas restrictif et il est à la portée de toutes. Son cheminement s’apparente pour moi davantage à un rééquilibrage alimentaire. Elle nous livre donc son parcours sans jamais porter de jugement. Elle ne donne pas de leçon, elle guide, elle partage. Son livre est un concentré de bienveillance qui se lit très facilement, et qui, en même temps, nous apprend plein de choses.

Pour ma part, même si je suis calée en nutrition, étant végétarienne, comme elle, j’ai tout de même appris des éléments nouveaux. Je me surprends à appliquer depuis ses conseils. J’ai d’ailleurs déjà perdu 1,5 kg sans même m’en rendre compte. Je continue d’y penser, dès que je cuisine. Le matin par exemple, plutôt que d’acheter des gâteaux tout faits pour les enfants, nous faisons ensemble des gâteaux au yaourt (souvent au soja). Et tout à l’avenant. Les menus qu’elle propose ont toujours une alternative végétarienne ou carnée. Elle s’adresse donc à toutes les femmes, quels que soient leurs choix alimentaires.

Nous, les femmes du XXIème siècle, sommes toutes un peu débordées entre le travail, nos occupations, les enfants, l’intendance dans nos foyers, la charge mentale (vous savez, tout ce qui pèse sur nos épaules, et tous ces gens qui se délèguent sur nous). Nous sommes souvent sollicitées à droite à gauche, et nous vivons des journées qui s’apparentent à un véritable marathon.

Résultat : nous oublions de prendre soin de nous. Cela passe aussi par la cuisine. Reprendre le goût de cuisiner avec des matières premières choisies, que nous sentons, observons, manipulons. Se reconnecter avec les aliments que nous consommons, sentir un oignon qui cuit lentement dans l’huile d’olive (influence méditerranéenne dans notre Sud-Ouest oblige), ou une autre huile de son choix, avant d’y rajouter les légumes de saison, ou bien de faire sa pâte à tarte avec ses mains, c’est un formidable moyen de reprendre le contrôle sur nos vies et notre santé, tout en éprouvant beaucoup de plaisir.

Lorsque nous reprenons la main sur le contenu de nos assiettes, le plus gros du travail est fait. Nous nous rendons compte que les aliments transformés sont souvent trop gras, trop sucrés et trop salés (tiens, ça vous fait penser à une pub vous aussi non ? ), nous redécouvrons le goût vrai des aliments. Après cela, il est difficile de revenir en arrière. Je connais cette démarche, cuisinant moi-même beaucoup, mais, comme tout le monde, étant parfois tentée par un menu tout fait par manque de temps.

Catherine nous parle de nos repas et de l’équilibre qu’il faut trouver. Elle nous livre des recettes savoureuses. J’en ai testé quelques unes, et c’est vraiment savoureux et bon.
Mais l’alimentation n’est pas la seule garantie de la perte de poids et de la santé. Elle n’oublie pas un élément essentiel : le sport ! Mais attention pas le sport éreintant qui nous obligerait à nous rendre dans des salles de sport. Non, des sports que l’on peut pratiquer chez soi (marche rapide, yoga).

En bref, Catherine partage avec nous plein d’astuces, toujours dans la bonne humeur et la bienveillance.

Merci Cathy pour ce guide, qui, je l’espère, trouvera un écho en chacune d’entre nous. Pour moi, c’est déjà fait et je te remercie.

Si vous êtes intéressé(e)s, voici les liens pour le trouver :

Le lien Amazon est le seul lien sur lequel vous pourrez trouver la version papier du livre :

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/perdre-10-kilos-en-3-mois

https://www.fnac.com/livre-numerique/a15773914/Catherine-Refre-Perdre-10-kilos-en-3-mois#FORMAT=ebook%20(ePub)#omnsearchpos=1

A très bientôt

Prenez soin de vous,

Cécile Ducomte

J’ai tangué sur ma vie de Maryssa Rachel.

Rédigé par Bianca Bastiani.



https://jdheditions.fr/produit/jai-tangue-sur-ma-vie/

Roman de 369 pages dans la collection Magnitude indice 7 pour lecteur informé.

Il est des lectures qui vous marqueront à tout jamais, dont vous ne ressortirez pas indemnes. « J’ai tangué sur ma vie » est de celles-ci. Un livre coup-de-poing, une claque, une cascade d’émotions brutes ! Malgré l’âpreté du sujet, ce roman se lit très facilement. Je n’ai pas pu le lâcher dès lors qu’il a été ouvert. Je l’ai dévoré en à peine quelques jours. J’ai vraiment adoré cet ouvrage .

L’auteure nous conte l’histoire de Dédé, un alcoolique maniaco-dépressif, mais aussi un mari et un père de famille aimant. Dès le départ, on comprend que notre antihéros n’a pas de chance et que pour lui, c’est foutu d’avance. Trop tôt marié à une femme qu’il a engrossée et qui ne l’aimera jamais, André souffrira toute sa vie durant de ce manque d’affection et de tendresse. Françoise est la femme de sa vie, son grand amour. Elle ne lui accordera que mépris et rancune. Après tout, il a gâché son avenir en la mettant enceinte. Dédé fait de son mieux pour être un bon père pour la petite Magali. Il travaille dur pour que sa famille ne manque de rien. C’est un bon élément alors son patron lui offre une promotion, un meilleur salaire et des responsabilités. Mais Dédé n’est pas à la hauteur pour diriger son équipe. Alors, il boit, il cache des bouteilles dans son casier à l’usine pour se donner du courage. Pour faire plaisir à Françoise, il achète une maison avec jardin. Mais sa femme n’est jamais satisfaite. Elle passe son temps à se plaindre. André préfère aller au café en compagnie de ses amis poivrots plutôt que d’entendre des jérémiades incessantes. Entre temps un autre enfant est né, Ludovic. Un pavillon de banlieue, un chien, deux gosses, une jolie femme et des fantômes qui rodent autour de Dédé. Sa maison est construite sur un ancien cimetière. Simone la vieille pute, sa compagne de beuverie le lui a raconté au café. Plus le temps passe, plus il s’abîme, s’écorche et dégringole. Les spectres l’engloutissent . Les angoisses l’étouffent. La bouteille est sa béquille, sa maîtresse et sa meilleure ennemie. Il vomit tripes et boyaux. Il se chie dessus. Il pue de la gueule. Nous assistons impuissants à sa déchéance. Et pourtant il est tellement attachant notre Dédé. Plusieurs fois, j’ai eu envie de le secouer. J’ai espéré en vain qu’il se ressaisisse. Il m’a bouleversée.
J’ai suivi son parcours de cure de désintoxication, en maison de repos et hôpital psychiatrique. Rien n’y fera, il continuera de se détruire en tanguant sur sa vie.

Le style de Maryssa Rachel est percutant, addictif et jalonné de nombreuses références musicales et poétiques. Malgré l’aspect dramatique, l’écriture nous plonge avec délice dans la nostalgie des années 70, 80 et 90. L’ensemble, très vivant et réaliste, ne donne pas dans le pathos. De petites touches d’humour et d’autodérision ont achevé de me séduire. Un très grand livre, sans aucun doute ! Après l’avoir lu, vous ne regarderez plus jamais un alcoolique de la même façon.

Bianca Bastiani Auteure.

Voici les vidéos de Maryssa avec extrait du livre et bande-annonce :

https://youtu.be/jGxSqlvpUTk

https://youtu.be/aFaZ6E-MHXg

« Cendrillon du trottoir » : chronique et réflexions (par Ana Minski)

« La Belle au bois dormant a fait une overdose de tranquillisants » Bianca Cendrine Bastiani, dans son roman autobiographique Cendrillon du trottoir, publié chez JDH éditions, retrace sa descente aux enfers dans le milieu de la prostitution, de la pornographie et du BDSM (Bondage, Discipline, Sadisme et Masochisme). Le premier chapitre s’ouvre sur une violence…

« Cendrillon du trottoir » : chronique et réflexions (par Ana Minski)