STEPHANE PELLENNEC

De la photographie poétique à la délicatesse de l’estampe japonais

Stéphane Pellennec est-il un Homme comme tous les Hommes ? Non, il est pudique, simple et honnête.

À sa naissance, il semble s’être ancré à la Terre ainsi qu’à tout ce qui la constitue. Cela a forgé son regard poétique et délicat sur celle-ci et sur nous.

Je l’ai découvert à travers des paysages naturels et frappant de grandeur. Passionnément oxygénant. Oui, c’est possible de respirer à travers une photographie.

J’ai en mémoire la dernière vue sur sa page Facebook. Du Blanc et encore du blanc. La neige. Quelques branches fines à peine feuillues. Des branches endormies en plein hiver finlandais. Voilà l’estampe japonaise.

Sa photographie pose un jolie voile sur mes pupilles et lorsque je suis là, au milieu de ces immeubles, en manque de nature, elle a le droit de m’envahir.

Stéphane Pellennec a ce don de vous faire respirer sans le vouloir en toute pudeur.

Il touche à notre intime profond. Il nous donne du beau. Il nous l’offre même comme si nous étions celle ou celui qui capturions ce moment de grâce pas à travers son appareil photo mais à travers nos yeux.

Et si je vous le racontais légèrement ?

Il est né en 1971 à Brest. La Bretagne et ses contes mystérieux. Ces mystères qui ont forgé sa sensibilité et sa capacité à voir ce qui nous échappe ou ce que l’on maltraite. Il ne se sert pas de la nature. Il la caresse. Il se fond en elle. Ses photographies en sont le témoignage flagrant de ce respect qu’il a pour elle.

La liberté du jazz lui apprend à être attentif aux énergies qui circulent et s’entremêlent autour de lui.

Embarqué par son père au cabaret Vauban de Brest où ils écoutaient ce jazz improvisé le faisant voyager à travers le monde. Il observait alors les visages des musiciens et dans sa tête déjà, les photographies naissaient.

L’inspiration avait planté une graine discrète.

Il y a sa rencontre avec un photographe lors de son service militaire qui lui permet enfin d’affirmer sa photographie jusqu’à avoir son matériel, un appareil réflex argentique manuel sur lequel il fera ses premières armes si j’ose l’écrire ainsi.

Il observe. Il écoute. Il est attentif mais refuse tout influence qui n’est musical ni poétique. Il se libère de l’image de l’autre pour nous offrir la sienne.

Stéphane Pellennec est un artiste qui expose. Sa toute première exposition se passe en Iran en 2010. Puis, la Finlande, la France, le Pays de Galles. Notre photographe voyageur est freiné par la COVID mais ce n’est qu’une question de temps…

je le croyais avant tout photographe de grands espaces et il m’étonne en me parlant de ses portraits. Ceux pris au Zimbabwe des gens ordinaires. Ceux des musiciens et des poètes qu’ils capturent lorsqu’ils sont eux-mêmes happés par leur propre art.

Et lui. Il se photographie pour montrer ce qui l’anime dans cette nature si douce et puissante à la fois. Se confronte t-il alors aux éléments ?

Il reviendra malgré tout aux images du monde par peur d’enfermer les gens dans un cadre fixe sans mouvement. Il a cette délicatesse humaine et artistique qui lui font craindre de limiter les modèles dans sa propre vision et non pas dans ce qu’ils sont réellement.

Stéphane Pellennec nous transmets ce qu’il trouve dans la nature. Le calme, l’air et l’harmonie. Il nous transmet sa sérénité et son pas. Pour photographier, il faut avancer. Il lui faut être ce que nous avons tous été. Des marcheurs.

À un jeune photographe, il donnerait ce conseil. Un appareil-photo à la fonction manuelle en gardant le choix et la liberté. Oui, toujours être libre d’accueillir ce moment, cette lumière. Ce millième de seconde ou ces mois nécessaires à la création dans tout art et si précieusement à la photographie.

Je finirais par ses paroles.

« Ma famille a été mon premier modèle et puis aussi un support permanent. J’en profite pour remercier d’ailleurs ma femme pour sa patience, lorsque lors de nos promenades je pars dans une vague photographique. »

Je la remercie aussi cette précieuse compagne.

Stéphane Pellennec et le don précieux de l’harmonie, d’une photographie à la grâce de l’estampe japonaise.

Laetitia CAVAGNI

auteure et poétesse

adresse de son site web: http://www.aarettomyys.eu/

Dans le rétro des Pike aux premiers pas en solo d’Olivier Brunie

De l’enfant joueur à l’homme musicien

On l’aperçoit souriant et blagueur au travers différents concerts « maison » sur notre toile bleue facebookienne et avec un musicien de leur groupe Pike, (article à plumes d’elles « Pike ou la délicatesse du rock-octobre 2020) lors des différents confinements mais pas que…

Olivier Brunie a ce pouvoir de sortir de sa boîte à musique, différents textes déposés sur des musiques qui vous prennent autant au cœur qu’aux tripes.

Lorsqu’il nous parle, son accent du Sud chante déjà et lorsqu’il chante, son accent nous parle d’amour, de désespoir, d’envie de vivre sans regarder ni derrière ni devant. Ne voir que l’aujourd’hui. Cet aujourd’hui parfois vide et sombre dans lequel il nous entraîne malgré nous pour, soudainement, nous jeter sur le rivage de sa soif de vivre et nous sauver de sa mélancolie.

Olivier Brunie, c’est quelqu’un comme vous et moi. Il se lève. Il travaille. Il se recoiffe et se retaille la barbe (non, alors, ça, à plumes d’elles, on le fait pas).

Puis, il rentre chez lui et il se fait magicien.

On sent chez lui le gamin caché derrière ses rides d’homme mature. Il sort de temps en temps et nous dit Ô combien, la vie est rude pour les âmes sensibles, rebelles.

Derrière sa guitare ou son piano, l’enfant Olivier pose une main sur l’épaule de l’homme qu’il est devenu comme pour le rassurer sur le fait que, non, son enfance ne s’est pas envolée.

Olivier Brunie, lors de cette interview dit regretter son innocence mais, rassurons-le, ses chansons coulent sur nous comme les bonbons sucrés de notre enfance. ils font mal aux dents parfois mais on ne peut pas se passer de leur goût ni des souvenirs. Son innocence se voit dans ses yeux lorsqu’il partage ce qu’il aime : la musique. L’oeil pétillant et espiègle, il semble avoir toujours quelque chose à nous dire alors il les écrit et les chante.

Ses notes et ses mots

Pour lui, la musique est comme l’amour, mêlée d’amour évidemment et de haine. Haine de quoi ? De qui ? De soi ? De l’autre ?

Certainement aussi un mélange de tout ça. Il dit ce qu’il est alors. Sa crainte de décevoir et d’être déçu. On le sent constamment oscillant sur un fil entre sa pudeur d’être et ce déchirement vital de nous partager ce qu’il ressent, ce qu’il voit.

Il écrit ses mots et sa musique sans ne jamais rendre l’une jalouse de l’autre. Allez, hop ! Mesdemoiselles, les deux ensembles. Sur des cahiers, des feuilles parsemées. On l’imagine hors du monde, concentré et penché, comme un enfant studieux avec entre les doigts son stylo et contre lui un instrument de musique.

C’est toujours habillé d’un sourire avalant l’intégralité de son visage qu’il nous présente ses compositions. Alors, là oui, on le sait généreux et on écoute. Je l’écoute. J’oublie qu’il est beau gosse, comme nombre de chanteurs, parce qu’Olivier Brunie c’est avant tout des jeux de mots fins, intelligents, surprenants. Et pour une auteure, ça interpelle. Je me suis dis bien souvent « mais pourquoi ce n’est pas moi qui ais trouvé ça ».

« La chanson, c’est ma vie. J’ai cette chance de pouvoir les manier (les mots) alors j’en profite un peu. »

il nous dit pouvoir envisager de rester dans l’ombre des mots. Permettez-moi de vous dire que j’en doute fortement. On sent que la scène est sa seconde peau. Il a ce besoin vital d’être entendu et surtout de donner. Donner du plaisir, de faire sourire ou de toucher là juste à gauche, ce palpitant rougeoyant.

Il se nourrit d’artistes aussi différents que Renaud, grand manipulateur aussi du mot, que des Beatles. Il aime l’écriture absurde et drôle de John Fante et celle plus réaliste de Ernest Hemingway. Mais l’art est un tout pour lui. Il aime la photographie et la peinture, l’image autant que les mots.

Alors, il fait quoi maintenant le chanteur des Pike ?

Ben, il reste un Pike. Nous le retrouverons, un jour ou l’autre, en avant de leur scène ensemble auréolé de ce lien fraternel.

Pour le moment, nous pouvons révéler que cet artiste unique a travaillé durant plusieurs mois sur deux projets solo mais pas solitaire.

Un album de 5 titres avec Jean-François Delfour, compositeur, réalisateur et producteur indépendant notamment d’un chanteur-poète (que j’admire depuis toujours) MC Solaar. https://www.jfdmusic.com/

Une belle rencontre lors d’un week-end d’atelier écriture créé par l’association «Des cordes et des voix ».

Un album travaillé avec Bruno Pradels, compositeur, arrangeur depuis plus de 20 ans qu’il connaissait déjà grâce à l’aventure des Pike. https://www.facebook.com/bruno.pradels

Deux albums plus intimes, plus acoustiques. Mais, chut ! Secret professionnel oblige. Chut !

Voilà donc un artiste qui a l’audace d’ouvrir la porte à sa liberté musicale et n’a aucune crainte d’être sur scène en tant qu’Olivier Brunie et plus uniquement comme membre d’un groupe.

Nous attendons donc de connaître ce que ces silences ne nous révèlent pas encore de lui et sa duplicité : face sombre contre face lumineuse.

Et pour patienter, n’hésitez pas à l’écouter en live sur radio zinzine.

https://www.radiozinzineaix.org/index.php/component/commedia/popup/2463/7428/2463/component?fbclid=IwAR17zDeXsAWAQnTvS23Z7lTRWtBe0Ccl4t1Fsgqp9vJsTeXJt6ofW7jJRBs

Sa maxime musicale

« Ma musique comble mes manques et mes manques comble ma musique »

https://www.facebook.com/Olivierbrunie

Laetitia Cavagni

auteure, poétesse, chroniqueuse et future…

je raconte: l’hypersensibilité

par Angélique Rolland, hyper auteure et hyper sensible

L’hypersensibilité c’est un vaste sujet, un océan de beauté et de fausse vérité car c’est aussi à la mode selon moi.

Beaucoup utilisent ce terme pour essayer de rentrer dans une case, d’avoir une étiquette collée au front.

Être hypersensible ce n’est pas forcément pleurer devant un couché du soleil, ou devant un bon film.

C’est un peu cela, mais pas que !

C’est une façon de voir la vie autrement, c’est vivre différemment.

Me concernant, je me suis toujours sentie différente.

À l’école, j’avais beaucoup de mal à me mélanger aux autres élèves, et je ne riais pas des mêmes choses qu’eux. Je ne comprenais pas l’humour des enfants de mon âge, en l’occurrence je me sentais sécurisée avec un adulte. J’aimais être dans mon petit monde à moi. J’étais imaginative, je me fabriquais tout un univers de créatures, je voyais en chaque fleur une fée, en chaque caillou un lutin transformé, en chaque arbre un être appart. On me trouvait bizarre, je ME trouvais bizarre ! J’étais sensible à toutes remarques, bonnes ou mauvaises. Si un instituteur me félicitait, je me sentais détestée par les autres et trop regardée, et quand les camarades étaient difficiles, je n’encaissais les choses que quelques semaines plus tard.

Très modestement, j’ai toujours eu de bonnes notes. Mes professeurs parlaient de  » précocité »,  » d’hypersensibilité », etc… Le terme haut potentiel n’est venu que vers mes 20 ans et il n’est à ce jour pas encore diagnostiqué.

À l’adolescence j’étais comme une adulte de 25 ans dans le corps d’une gamine de 15 ans. J’étais incapable de me mêler aux jeunes de mon âge.

J’étais vite dépassée par les modes technologiques, je préférais encore mon cocon, ma féerie. Je pleurais souvent devant de beaux paysages,  en écoutant de belles musiques. J’écrivais un peu des textes de temps en temps, et j’avais l’impression de vivre une explosion de saveur quand je lâchais ma créativité sur papier. À 15 ans ce n’est pas le terme que j’avais en tête, mais aujourd’hui, avec le recul ( et je reprends les mots d’une psychologue qui m’a suivi) je le reçois comme un  » orgasme cérébral ». C’était jouissif d’être moi-même.

Parce que je me sentais trop sensible pour la moyenne, dans ma bulle, et je me forçais souvent à être une adolescente ordinaire. Quand j’écrivais j’étais authentique, je lâchais prise.

En entrant dans l’âge adulte, et maintenant en avançant à petit pas vers  la trentaine, je revendique mon hypersensibilité.

Elle est là, je la perçois physiquement dans mon corps et mon esprit. Elle est palpable pour moi, et pour les autres.

Je prends les choses très et trop à cœur. Je réfléchis trop. Mon cerveau est un passoir ! Aucune idée ne passe inaperçue. Ça ne s’arrête jamais ! Mes proches ont même du mal à me comprendre et je suis régulièrement obligée de prendre des distances pour ne pas déborder dans mes émotions. Beaucoup me demandent d’être une autre, mais demandons-nous à un hétérosexuel de devenir homosexuel ? Demandons-nous à un homme de devenir une femme ? Demandons-nous à un sage de devenir un bandit ? Je suis née hypersensible, aucun évènement n’a forcé ces émotions à être à des décibels plus élevées que les autres, c’est ma personnalité et je pense ma force aujourd’hui. Les larmes d’un hypersensible sont à mon sens de jolies perles pleines de sincérité. Et leurs chaines tintent des bruits magiques et ne trainent pas comme des fardeaux froids et lourds. Je n’ai pas ces sensations me concernant en tout cas. Je sais par contre que l’on me pense fragile et vulnérable mais en réalité c’est un volcan d’ambition et de force dans mes tripes.

Je pense que ces personnes vivent des émotions très fortes. Il y a donc très peu de juste milieu. Le sourire et la joie sont aussi forts que la tristesse et la frustration.

Je suis souvent émue et j’écris régulièrement des livres pour laisser mes émotions sortir.

Je maîtrise mieux mon hypersensibilité parce que j’ai mis un mot dessus, en revanche elle est de plus en plus forte avec les années et les expériences. Mais je l’aime, cette partie de moi n’est pas à vendre.

Concernant le haut potentiel c’est en suspens dans ma tête. Je passe les tests prochainement, après 5 psychologues qui m’ont déposé ce terme dans la tête, il est grand temps que je sache si oui ou non je le suis.

Un Haut Potentiel peut être hypersensible, mais pas toujours ! Alors pour le moment j’avance en étant qui je suis, toujours dans mon monde qui n’appartient qu’à moi.

Angélique Rolland

salon du livre virtuel À PLUMES D’ELLES du fantastique et de la fantasy

IMPORTANT🌌🌠

Bonjour à toutes et à tous. 😊
Clôturons l’année avec un dernier salon du livre virtuel sur une période aux histoires magiques et envoûtantes.
Celui-ci ouvrira sa page aux auteures et auteurs de fantastique et de fantasy: Roman ou BD.
Faites-nous découvrir votre monde imaginaire.
Il aura lieu du 27 octobre au 31 octobre.

Modalités d’inscription:
-Nous accueillerons 60 auteur(e)s
-Un stand par auteur(e)
-Contactez-nous sur le messenger à plumes d’elles en vous présentant ainsi que le livre qui sera mis en avant et quelques photos.

  • bonne humeur et envie de partager

Évidemment, des live seront prévus😉

N’hésitez pas à créer des jeux et des concours pour vos lecteurs.

Nous inviterons, une nouvelle fois, des chroniqueurs.

À très bientôt pour cette nouvelle aventure fantastique.

Clôture des inscriptions: samedi 20 octobre.
Ainsi, nous pourrons vous présenter à de nombreux groupes sur des affiches originales.😉

Laetitia, Elodie et Cécile.

Christophe Cazenove ou l’homme qui croque le monde des enfants

                                  Les mots de la bande-dessinée

En quelques mots de son enfance à aujourd’hui…

Loin d’une coquetterie inutile, Christophe Cazenove avoue son bel âge presque avancé de 51 ans lorsqu’on lui demande de se présenter. Celui où l’on entre dans la catégorie des séniors mais où il est encore possible de mâchouiller des malabars car on a toujours toutes ses dents.

Simplicité abordable et non feinte sont les mots qui nous viennent à l’esprit en le croisant, non par hasard, à une séance de dédicace pour la BD Les Sisters et Les Petits Mythos. Le cynisme ne passera pas par cet auteur à succès.

« Pour moi, le meilleur moyen de garder les pieds sur Terre est de ne jamais perdre de vue l’essentiel, le lecteur (…) car si j’arrive à vivre de mon travail c’est bien grâce à lui. »

Arrivé sur notre planète directement à Martigues (avec des histoires et des couleurs dans son bagage ?), il se plonge dans la lecture enfantine et magique de sa maman : le journal de Mickey. Les bande-dessinées ne seront pas loin de son regard. Lucky Luke, Boule et Bill, Les petits hommes… et tant d’autres œuvres littéraires rencontrées durant notre enfance.

Il est sage, naïf. Il vit dans un univers entouré de livres et de jeux qu’il crée sans se faire trop de copains. Sa timidité rêveuse se fera plus discrète afin qu’un lien se tisse avec ses lecteurs. « Je peux m’adresser aux autres avec un masque social d’auteur de BD. »

Le masque est peut-être efficace mais il ne cache pas cette douceur et cette gentillesse avec lesquelles il aborde de jeunes fans (ou moins jeunes) parfois eux-mêmes intimidés. Il prend le temps de les écouter et de leur répondre.

Enfant, il tente de comprendre ce mystère de réussir à « raconter une histoire grâce à de simples dessins. »

Adulte, il sera celui qui créera ce mystère et deviendra alors un raconteur d’histoires à bulles.

Il dessinouille comme il dit mais il écrit surtout. Il scénarise. Il joue avec l’enfance tout en comprenant le sérieux de leur univers. Qui ça ? Ceux qui créent des règles incompréhensibles et s’embellissent la vie. Ceux qui ne rient pas alors que nous le ferions.

Ces petits êtres qui comprennent bien mieux que nous où l’on va mais surtout où l’on ne devrait pas aller. Les biens nommés : les enfants.

Il se raconte un peu au détour, d’une phrase, on apprend qu’il s’était fixé un délai pour faire taire son souhait d’être publié. Il a l’audace et le courage de combattre cette rigidité et peut-être ce découragement pour écouter juste un message sur son répondeur. OUF ! Le destin a décidé autre chose pour lui. La maison d’édition BAMBOO s’intéresse à lui. Il quitte les rayons froids pour les crayons chauds.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Cazenove

Dis Christophe, écrire des BD, c’est sérieux ou c’est pas sérieux ?

(la question qui fâche)

Y’a une dame là qui s’appelle Natacha Polony et la dame, elle a dit que l’on ne pouvait pas entrer dans la lecture par la bande-dessinée. Cela ne créerait pas d’images mentales et ne permettrait pas une culture littéraire.

Donc, je pars du postulat que, selon cette dame, la bande-dessinée n’est pas de la littérature. Alors qu’est-ce donc ?

Une bande-dessinée n’est pas un livre » article de Thierry Groesteen du blog neuf et demi http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article289

Ça a bien une couverture, un quatrième de couverture et des pages reliées. Y’a des images, certes mais y’a aussi des mots.

Et, un livre de Haïkus, est-ce de la littérature ? Des mots, des dessins. Tout presque pareil.

Pourtant, le premier pas d’un enfant dans la lecture est jonché d’images et non de mots.

Que penseraient donc Man Ray et Paul Eluard de leur livre « Les mains libres » ? Poésies et dessins s’y côtoient.

J’dis ça, j’dis rien.

Christophe Cazenove ne se moque pas de l’enfance ou de l’adolescence. Il l’observe. Il s’en inspire. Il a compris que les enfants sont des êtres sérieux. Il m’apprend aussi que ces petits ont un souci pointilleux, au cordeau, du détail dans le dessin. Ils remarquent l’assiette non mangée. La tasse toujours pleine. Et cela tout en comprenant le second degré de l’histoire.

Ils captent le fil rouge entre la bulle et le dessin.

Il est, comme nombre d’auteurs en littérature, « un adulte qui n’est rien d’autre qu’un enfant plus âgé que les autres. »

Je me suis intéressée à l’entrée dans la lecture des enfants. Natacha Polony, que l’on ne présente pas, la dame aux cheveux oranges soulève deux points : la BD n’est pas de la littérature et la BD rend l’entrée dans la lecture médiocre voire peut abêtir les enfants.

Grâce à une amie éducatrice spécialisée auprès de jeunes enfants handicapés psychiquement, je lis et tente de déchiffrer un article sur la symbolisation mentale. « De la symbolisation primaire à la symbolisation secondaire » Bernard Golse, cairn.info.

Je comprends que la présence et l’absence de l’objet ont une importance dans l’apprentissage notamment dans les premières années. En fait, c’est l’atmosphère émotionnelle de la rencontre qui produit une inscription psychique.

Si la découverte ou l’apprentissage se font dans un moment d’anxiété ou sans interaction, la symbolisation ne se fera pas correctement.

L’apprentissage des mots passent par l’image et ensuite par le mot. L’enfant aura fait un lien entre ce qu’il a connu et rangé dans un tiroir de sa jolie tête grâce à ce qu’il aura vu, touché, goûté etc…

Madame Polony, cela n’empêchera pas d’apprécier de grands auteurs français comme Victor Hugo ou Fedor Dostoievski (je parle pour moi qui fut d’une lenteur d’apprentissage exceptionnelle).

Et si la question était plutôt : Pourquoi ne réussit-on pas à transporter un enfant à travers les histoires des Rougon-Macquart ou de Madame Bovary ?

Peut-être parce que nous en faisons une étude de cas, de texte et non une aventure, une vision de la vie d’autres ou même de tenter de créer un lien entre l’histoire et le lecteur.

C’est finalement ce que réussissent Christophe Cazenove et les dessinateurs qui l’accompagnent.

Le décor est déjà posé. On me le représente mais en-dehors de la bulle, il y a le reste à imaginer. Ce chemin qui ne se poursuit pas. Cette discussion qui ne semble pas terminée.

Comment le personnage va se sortir d’une situation embarrassante ?

Vont-ils se revoir ?

Comme dans un livre sans images.

Il nous faut enfin sortir de l’élitisme littéraire à la française.

J’ai appris à lire grâce à Marcel Pagnol. J’ai appris à aimer les questions grâce à Mafalda et à accepter avec elle, l’absurdité de l’humanité. J’ai appris à rire de l’adulte avec Calvin et Hobbes.

Comme disait Jean Cocteau « Un général ne se rend jamais, même à l’évidence ». Dommage. Vous fermez une porte aux enfants. Celle de la première mentalisation.

La BD, lors de salons du livre, n’est pas toujours mise au premier plan. Nous leur préférons les grands noms de la littérature actuelle à ce qui nous fait du bien rapidement.

Allez flâner dans les librairies et comptez le nombre d’adultes dans ce rayon. La BD est ouverte à tout type d’écriture. Elle ne cloisonne pas.

Il en faut bien du talent pour réussir à intéresser en se permettant d’apporter un univers déjà peint. Et puis, zut, si cela détourne aussi de cet écran plat qui appauvrit l’imaginaire, peu importe le support, non ?

La naissance d’une BD

Il était une fois une discussion entre un scénariste et un dessinateur (ou entre lui et lui-même).

Il y a l’histoire d’abord puis le dessin. Le scénario voyage du scénariste au dessinateur. Il traverse ce pont à de multiples reprises.

« Je n’attends pas d’un dessinateur qu’il illustre simplement l’histoire mais qu’il lui donne corps, qu’il lui insuffle la vie, du rythme… »

C’est ce travail d’équipe qui permet à l’histoire de s’incarner. Le scénario est un squelette à réveiller. Le scénariste interpelle le dessinateur et ce dessinateur rend vivant ce squelette.

Christophe Cazenove m’apprend ce qu’est l’encrage : ce moment où le dessinateur passe du crayonnage à l’encre. Le trait est alors définitif.

D’autres professionnels ont une importance dans cette création. Le coloriste. L’imprimeur. L’éditeur.

Coloriste ? c’est-à-dire ? « La couleur, ce n’est pas juste mettre du rouge ici et du bleu là-bas, il s’agit de créer des ambiances afin de renforcer l’immersion du lecteur dans les pages dessinées. »

Un lien qui aboutit à une œuvre que l’on veut lire après 6 à 8 mois de travail en moyenne. Tout pareil qu’un livre sans images.

Car le travail est réel. C’est sérieux la construction d’une BD. Il y a aussi ce qui se déroule entre la première case et la dernière case. L’habillage avec les jeux de mots. Ecrire pour celui qui va dessiner. Se creuser la tête pour le faire rire. Et surtout, oui surtout, écouter ce qui se trame autour de soi afin de s’en inspirer.

Et donc, ne jamais perdre le fil avec l’imaginaire des enfants. Leur monde tourne vite. Il change et se transforme en en éclair.

Bamboo, la maison d’édition de Christophe Cazenove est fondée par Olivier Sulpice en 1997. L’idée germe en 1991 suite à sa rencontre avec le dessinateur Henri Jenfèvre. Ils se lient d’amitié et se lancent ensemble dans la publicité en proposant des illustrations.

Ils prennent le temps. Ils se font connaître, alimentent leur réseau.

Cette maison d’édition est le rêve d’un ado qui lit Franquin et Gotlib, qui aime fluide glacial et le potache. Il n’apprend pas sur les bancs de l’école mais par des rencontres.

La BD d’humour est leur sceau principal mais Olivier Sulpice balaiera le spectre de la BD avec d’autres collections comme la fantasy, le manga, le réaliste.

Des BD à la réalisation de dessins-animés. Des BD aux produits dérivés. Des BD au cinéma.

La maison d’édition assoit une place mais sait garder ses auteurs. Elle les suit. Elle échange. Elle les défend et défend leur création. Ce basique d’un travail d’éditeur qui manque à certaines maisons d’édition ou même l’auteur est un produit.

Cela ne semble pas la ligne directrice de Bamboo.

Les BD de cet enfant scénariste

Je me suis présentée à lui, moi-même, quelque peu intimidée mais avec cette promesse faite à une Emma de 9 ans. Oui, j’irais faire dédicacer ta Sisters.

Voilà, c’est fait.

Il ne le sait pas mais il lui a offert un petit bonheur. Alors, évidemment, Emma est une enfant. Elle est passée à autre chose en deux minutes chrono.

Mais, elle passe parfois derrière moi et lit ce que j’écris des fois que « t’écrives n’importe quoi » sur les Sisters.

Christophe Cazenove, c’est aussi Les Petits Mythos, du Boule et Bill, Les gendarmes, les pompiers, foot maniacs, Mes cops, Les amies de papier, Les insectes en BD, Tizombi… et il ne s’arrêtera sûrement pas à celles citées car il y en d’autres passées et à venir.

https://www.bamboo.fr/scenariste-christophe-cazenove-18.html

Le mot de la fin aux enfants

« heu que j’adore vos histoires. J’espère que le dernier tome va sortir vite. »

« c’est drôle quand Marine comprend pas quelque chose et qu’elle fait autre chose à la place. »

« c’est tout, j’arrive spaghettis Lili »

Ha si, lorsque vous croiserez Christophe Cazenove, n’hésitez pas à lui offrir du chocolat mais pas sûr alors qu’il soit encore à votre écoute alors…à vos risques et périls 🙂

                                                                            Laetitia CAVAGNI

                                                                            Poétesse et écrivaine

« Brillante, une jument pour deux destins », d’Arnaud Dangoisse, ou l’histoire d’une amitié hors du commun.

Arnaud nous présente son roman « Brillante », tome 1

Présentation de l’auteur :

Arnaud Dangoisse est un auteur aussi sensible qu’atypique. Passionné de lecture et d’écriture, il est également un coureur infatigable. Il a à son actif plusieurs trails et marathons, dans lesquels il a pu observer de magnifiques paysages, si chers à son équilibre. Son attachement profond pour les chevaux est né grâce à sa fille Élodie, qui a préfacé son roman Brillante. En papa attentif, il l’a en effet très souvent accompagnée dans les différents clubs où elle a appris l’équitation et ce, depuis sa plus tendre enfance. Il a pu ainsi côtoyer ce milieu dans les différentes disciplines, et appréhender la relation unique qui se noue entre un cheval et son cavalier ou sa cavalière.


Arnaud est aussi un homme en quête de réponses et empli de questionnements existentiels. Nous pouvons citer dans les auteurs qui l’ont marqué et continuent de le faire, comme N D Walsh (conversation avec Dieu), mais également Eckart Tollé, Mathieu Ricard ou Laurent Gounelle.

Arnaud a vécu 2 ans au Rwanda, avant le génocide des Tutsi 1994. Cette période de sa vie a donné lieu à l’écriture de deux romans, un pour enfant « Mathieu et l’enfant du Rwanda » chez L’Harmattan et « Butaré, Boite Postale 315 », un récit épistolaire relatant d’une manière romancée son expérience africaine, qui l’a tellement marqué qu’elle reste gravée en lui au plus profond de son être.

Arnaud est un homme d’une gentillesse sans pareille, sensible, en quête de spiritualité et de communion avec la nature. Lorsqu’il m’a fait part de l’écriture de son roman sur les chevaux, j’ai été impatiente de tenir celui-ci dans mes mains. Dès sa sortie, je me suis précipitée en librairie pour en obtenir un exemplaire.

Présentation de l’oeuvre :

« Brillante, une jument pour deux destins », est le premier tome d’une histoire qui se déroule dans le milieu parfois sans concessions du monde équin. Aimant passionnément cet animal aussi noble qu’intelligent et sensible, j’ai plongé dans sa lecture avec beaucoup de plaisir.

Nous y découvrons la relation de Marie, jeune fille de 17 ans, cavalière lycéenne, avec une jument indomptable, Brillante. Nous ressentons immédiatement une empathie pour cette jument malmenée, qui n’aime pas être dominée par les hommes et préfère infiniment sa liberté et son indépendance. Refusant d’être montée, elle est laissée livrée à elle-même dans un champ, sous-alimentée et rejetée tant par les hommes que par les autres chevaux. Mais, Marie s’attache de manière presque irrationnelle à elle, et ce dès leur premier regard échangé. Nous nous attachons instantanément à Brillante, car l’auteur partage ses pensées et ses émotions, comme si nous lisions à travers elle. Beaucoup de cavaliers n’auraient même pas essayé de l’apprivoiser, et auraient laissé cette magnifique jument voué à un avenir des plus sombres. Mais c’était sans compter sur la persévérance de Marie. Avec beaucoup de patience et une dose infinie d’amour et d’affection, elles vivent une alchimie et une imprégnation forte et indestructible.

En parallèle de cette relation, nous suivons un autre destin : celui d’un jeune fugueur de 15 ans, fuyant un quotidien violent. Le hasard l’a mis sur la route d’un jockey en mal d’enfant et l’adolescent est très vite pris en charge par le couple. Il découvre ainsi le milieu équin, celui de la compétition, de la course. Il s’apaise au contact des chevaux et réapprend à vivre dans ce nouvel environnement.

L’auteur nous plonge dans ce milieu avec beaucoup de talent. Je me suis régalée à lire ce roman, ne réussissant pas à le lâcher avant le mot « à suivre ». Le style est très agréable à lire, fluide, avec un réel travail de précision sur la psychologie des personnages comme des chevaux. Il n’y a aucune longueur, tout se suit avec cohérence. Il connaît bien ce sujet et nous le démontre. La préface de sa fille est émouvante aussi.

En tant que mère, je me suis attachée à cet adolescent paumé, cachant derrière son mutisme et sa timidité une grande sensibilité et un besoin d’amour. Je me suis également attachée à Marie qui, grâce à sa patience, sa douceur et son amour, a réussi à comprendre et entrer en relation avec cette jument délaissée. Elle nous laisse ainsi entrevoir son très grand potentiel dans un des domaines de l’équitation.

De fil en aiguille, de hasards en hasards, les deux adolescents se rencontrent, et les événements s’enchaînent autour de leur passion commune. Mais le hasard existe-t-il vraiment ? Ou bien la vie nous met les bonnes personnes sur notre chemin au moment où elles doivent y être ? Cette question réside comme fil conducteur de ce premier tome.

Je recommande ce premier tome à tous ceux et celles qui aiment les chevaux, et qui souhaitent s’évader quelques heures dans ce milieu aussi méconnu que passionnant. Il fait partie de ces livres que l’on n’oublie pas, qui marquent. J’ai beaucoup appris sur les chevaux et leur grande sensibilité. L’histoire trotte dans la tête après, à la manière de la vive et intrépide Brillante. Un seul mot pour finir : vivement la suite !

Cécile Ducomte.

La femme libre sur un site de rencontre

(une tête ou un cul?)

Je tente une expérience qui m’interpelle à force d’en entendre causer par les célibataires de mon entourage.

Il y a ceux qui cherchent du sérieux. Ceux qui cherchent une discussion et de l’amitié. Et puis, il y a ceux qui cherchent une relation qu’on nomme casual.

Je veux comprendre pourquoi on ne se rencontre plus ailleurs que sur la toile. Pourquoi on ne se parle plus.

Je crée mon profil en passant par l’application Facebook Rencontres. Il y a déjà ma photo de profil (visiblement de bombasse) qui attire un nombre impressionnant de futurs prétendants si je puis les nommer ainsi.

Je ne mens sur aucune information. Il faut inscrire ce qui a de l’intérêt pour soi, si on fume et si on boit. Pourquoi ne pas demander si on se drogue ? Ha oui, et sa confession religieuse ou pas.

Évidemment, a t-on des enfants. Et les animaux ?

L’application nous dit de rajouter des photos. Allez, je m’y colle. Une sexy, la montagne, les livres.

Franchement, vais-je vraiment croire que les photos de la montagne intéressent ?

Et, je décide d’indiquer « relation casual ». Rien de sérieux.

Je ne veux pas blesser quelqu’un qui a une envie de tomber amoureux et d’être à deux.

Ce qui m’intéresse, c’est comment les hommes chassent les femmes dans ce contexte virtuel.

Parce que oui, ne nous leurrons pas, c’est de la chasse à cour.

Je ne suis pas juste. Je n’ai pas encore regardé du côté des femmes mais un homme m’avoue qu’il voit passer de nombreux faux profils féminins. Ce sont des asiatiques et elles ne cherchent clairement ni une aventure ni une relation honnête. Plutôt du cash, du flouze, du pèze.

Lui est dans une démarche sincère et pontentiellement amoureuse alors, mesdames, soyez pas des peaux de vache, bordel.

Je l’ai même rencontré loin de cette application. Il n’a jamais été question de sexe. Nous avons discuté. C’est donc en bonne voie pour une jolie amitié simple.

Je constate aussi ceci : beaucoup écrivent « amitié, discussion, relation casual, relation sérieuse. »

On est pourtant d’accord sur le fait qu’aucun de ces critères n’a le même sens. Tu veux discuter avec une pote, baiser la petite chaudasse qui passe ou te caser avec une femme bien pour toi ?

Ces différentes demandes ne donnent aucune envie de répondre positivement. Trop d’informations.

Faisons un arrêt sur image quant aux photos de profil. Je les regarde toutes. Celle du profil ne correspond malheureusement pas toujours à celles qui suivent. C’est fort dommage car être soi est pourtant ce qui fonctionne le mieux. Putain, mais on s’en fout de ceux qui jugent.

Par contre, messieurs, il y en a qui ne font aucun effort. Cessez de vous exposer avec vos supers bolides. On s’en bat les cacahuètes de ce qu’il y a sous vos capots.

Vous nous pensez réellement aussi vénales. Vous n’avez pas encore entendu parler de l’indépendance ?

Hé, j’ai un secret. Je bosse moi aussi.

Et, s’il vous plaît, un effort d’écriture que diable ! Plaire à l’autre n’est ce pas aussi démontrer que l’on peut aller plus loin plus haut ?

Naïve je suis, naïve je resterais.

Et pour moi ?

Les demandes affluent. Je supprimerais mon profil plusieurs fois pour le réactiver différemment et pourtant, les demandes ré-affluent. En montrer le plus de soi est ce qui attire.

Dernièrement, un auteur m’a appris quelque chose de juste et sensé : l’apparence prime sur le squelette de la personne.

Certains tentent et retentent. Allez savoir pourquoi alors que je dis non à plusieurs reprises. Visiblement, la notion de consentement n’est pas encore claire en virtuel.

Je me fais cette réflexion : une femme, une jolie femme de surcroît, c’est une aubaine pour ceux qui veulent tremper leur nouille. Ils pensent très sincèrement que femme libre signifie femme « open bar ».

Ho oui, vas-y Johhny fais glisser ton gourdin entre…Houla, je m’égare. Je vous prie de m’en excuser.

Indiquer « femme libre » attise l’agressivité chez certains mâles. Le refus est impossible à entendre et leur manière de s’adresser à moi est remplie de crudité. Il n’y a absolument aucune séduction ni même d’élégance. Je leur suis déjà acquise.

Il y a aussi tous ces jeunes coqs qui se pensent des hommes. Je vous relate cette conversation.

F., 25 ans, plutôt beau garçon est particulièrement direct. Je me permets de lui dire :

  • Je ne m’intéresse pas aux petits garçons. C’est certainement mon côté maternel qui ressort.
  • J’ai un diplôme supérieur et je bosse depuis longtemps maintenant.
  • Ta condition sociale et professionnelle ne font pas de toi un homme. C’est même arrogant de dire cela voire immature. Tu n’es pas encore un homme.

Et, il insiste le bougre. Il cherche une femme plus âgée pour l’expérience. J’hésite entre souffler d’agacement et rire.

Je mets fin à cette discussion stérile.

Pourtant, il refera une demande. Bref…

il y a aussi ces hommes qui s’affirment libertins et en couple libre. J’ai l’expérience du libertinage et de la liberté. Ce ne sont que des menteurs à eux-mêmes et à nous.

Ils n’ont jamais pris cette liberté mais 50 ans est arrivé soudainement. Ils veulent séduire sur la toile pour être plus discret ou se pensant plus discret.

Ils sont, malgré tout, plus subtils que leurs congénères plus jeunes.

Seront-ils vraiment capables d’assumer ces relations extra-conjugales ? Ont-ils conscience qu’ils entrent en relation avec quelqu’un qui n’est pas leur conjointe et qu’il va falloir cloisonner ces deux univers ?

Jeunes ou plus âgés, tous réclament des photos de corps nus. Je finis par demander à l’un d’eux s’il fait son marché et sa réponse est :

-je ne fais que commencer.

Que répondre à tant de délicatesse masculine.

Vous pourriez me dire qu’au fond, je sais où je mets les pieds. C’est que vous ne connaissez pas le monde libre. Il ne s’agit pas uniquement de sexe.

Les femmes et les hommes libres entretiennent aussi des relations avec ceux qui sont leurs amants et leurs amantes.

Le respect, le partage sont présents.

Le site de rencontre type « relation casual »

La relation casual est la relation occasionnelle mais pas forcément uniquement tournée vers le sexe. On peut aussi aller se balader, boire un verre, rire, voir un film et avoir de la tendresse. C’est une autre forme d’attachement et même d’amour. Cet amour n’entache en rien la relation inscrite que vous avez dans votre vie conjugale. Elle vous donne le droit, si vous tombez sur la ou les bonnes personnes, d’être qui vous êtes entièrement, pleinement et pour vous épanouir.

Ce n’est pas le coup d’un soir. On peut continuer à la nommer occasionnelle car jamais vous ne construirez un avenir ni ne vivrez ensemble.

Elle peut être belle. Parfois, elle se transforme en simple amitié.

Ce n’est pas la femme en petite tenue sur les réseaux sociaux qui expose clairement son envie. Et pourquoi pas me dire-vous ? Elle est tout aussi respectable.

La relation libre vous remplit de la différence de l’autre. Aucun n’est le même et aucun ne comble quelque chose. Le consentement est réel. Ce n’est pas jeu. C’est une relation adulte et non une tromperie.

Car oui, ce qui est moche, c’est d’être malhonnête avec celui ou celle qui a déposé toute sa confiance entre vos mains depuis si longtemps.

Soyez donc honnête et clair ou alors remontez vos petites culottes et vos caleçons.

Je n’ai pas joué avec les hommes avec lesquels j’ai discuté. J’en ai refusé la majorité pour discuter avec ceux qui me semblaient sains.

D’ailleurs Facebook, a fini par me dire « faites une pause » puisque je refusais 95% des demandes.

Cet exercice de pêche à la ligne est épuisant.

Une femme qui affirme et qui est ce qu’elle est dans la vie de tous les jours, partout, dans la rue, sur la toile n’est pas souvent considérée comme un être humain avec une tête. Désirer l’autre même sans vouloir construire quelque chose ensemble ne signifie pas être irrespectueux ni être une chienne.

Vous n’avez aucun droit de faire preuve d’autant de laideur car nous sommes libres.

Un site de rencontre n’est pas un lieu de consommation. Mais, je le croyais juste un lieu supplémentaire de rencontres.

On ne prône rien. Chacun se vit comme bon lui semble. Par contre, évitez de jouer avec celles et ceux qui ne vivent pas l’amour comme l’entend la morale sociale et religieuse.

Si vous ne pouvez assumer ce mode de vie et de pensée, laissez-nous donc en paix. À qui faisons-nous du mal ?

Ce que je crois sincèrement, c’est que vous nous jalousez ou que vous nous craignez car nous représentons tout ce qui vous frustre ou vous semble décadent.

Erreur.

La bien-pensance et la certitude sont des fléaux dans notre société.

Ma liberté m’appartient.

Je suis une bonne mère et une bonne compagne.

Tu es un bon père et un bon compagnon.

Peu m’importe le reste. Alors peu vous importe le reste.

Laetitia CAVAGNI

poétesse et écrivaine

Dis maman, c’est quoi? Mais c’est quoi être une femme?

Et tout débuta ainsi comme une discussion banale de mère et de fille mais aussi de mère et de fils.

L’un dit à l’autre qu’il a un pénis et « pas toi ». et l’autre dit à l’un « moi, je peux faire un bébé ».

Dans notre parole intra-familiale, vous n’entendrez jamais ceci «Moi, je suis un garçon. Je suis plus fort que toi. »

Cela aurait pu survenir évidemment.

Quand on est une fille, si on a les cheveux courts, on est un garçon et quand on est un garçon, porter du rose féminise. Les poupées ne se mélangent pas toujours aux voitures.

Ha et pleurer ! Pleurer n’est pas une fonction uniquement féminine. Des animaux pleurent parfois. Se posent-on la question de leur sexe ? Non, cela nous touche.

Un garçon qui pleure est apte à se défendre. Une fille qui pleure peut vous en coller quelques unes aussi.

Le pénis a, avant tout, une fonction biologique. Il ne définit pas de quoi nous serons capable. C’est donc exactement la même donne pour un vagin.

Tout milieu social, quelqu’il soit, familial, scolaire, amical, véhicule ce type de discours.

Tout lien social peut aussi, et se doit, de démonter les pensées pré-installées dans la tête des enfants.

Être une femme c’est être de chair et de sang. C’est respirer. C’est aimer et haïr. C’est réfléchir et dire. C’est se taire et penser.

C’est être comme les autres.

Être une femme, c’est ne pas attendre que l’on nous tienne une porte pour l’ouvrir. C’est l’ouvrir à soi-même et aussi aux autres.

Dis maman, c’est quoi le féminisme ? C’est que pour les filles ?

Non, le féminisme, bien que créé par les femmes, n’est pas une notion nécessaire uniquement aux femmes. C’est comme savoir réparer une roue. Y’a pas que les garçons qui ont besoin de l’apprendre.

Le féminisme, c’est être respectueux de l’autre en tant qu’être humain. C’est défendre. C’est combattre. C’est avoir et être une VOIX et une VOIE.

Le féminisme, c’est démontrer que chacune a sa place là où elle le souhaite quelques soient ses attributs physiques.

C’est exprimer clairement une égalité qui devrait être acquise et non imposée par une législation. N’y a t-il pas quelque chose d’infantilisant à devoir attendre une légifération pour signifier ses compétences et ses capacités ? Pour signifier une place due ?

Est ce à dire que sans les votes d’autres, principalement masculins, il ne nous est pas permis ou possible d’être, d’agir ?

Permission. N’est ce donc pas le but de ces lois ? Nous donner le droit de. Devons-nous être traîtées comme des criminelles ou des enfants car nous portons un vagin

et non un pénis ? « Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les reigles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faictes sans elles »

Michel de Montaigne

Essais III

Le féminisme, mon enfant, c’est ne pas patienter jusqu’à légifération de nos libértes.

C’est, avec nos convictions, nos actions personnelles à chacune, ne pas se soumettre aux bons vouloirs de la permission légale.

Et toi, qui n’est pas une fille mais un garçon, c’est porter ce message que la personne à côté de toi est une personne avant d’être une fille ou un garçon.

C’est ne pas avoir peur de proposer de lui porter son sac. On ne sait jamais si elle porte plainte pour harcèlement.

Car on l’entend si souvent cette frayeur masculine de ne plus pouvoir tenter une approche, même discrète, envers une femme.

Messieurs, je me permets cette remarque. Vous ne faites que supporter tous les à-prioris que nous subissons depuis notre naissance du fait justement de notre naissance. Alors, certes, pour nombre d’entres vous, c’est injuste. Je le reconnais. Seulement, il ne nous est guère possible de constamment séparer le bon grain de l’ivraie. Alors, un conseil, comme nous l’avons fait et le faisons toujours, ayez une VOIX et votre VOIE.

Sachez entendre. Sachez comprendre.

Nous, féministes, ne vous voulons aucun mal. Nous pouvons nous battre et même le préférons, avec vous à nos côtés. Contrairement à l’idée de certains, nous ne sommes pas des castratrices. Nous apprenons de vous comme vous avez à apprendre de nous.

Et comme dans chaque lutte humaine, la solidarité est le meilleur des boucliers.

C’est ne pas avoir peur de la laisser trouver ton chemin sur une carte qu’elle sait lire.

C’est ne pas avoir peur qu’elle prenne une place que tu considère absolument comme la tienne. C’est accepter avec moult intelligence et raison qu’une fille peut te dépasser sans te dévaloriser en tant que garçon.

En tant que parents, nous n’arrêtons pas d’apprendre des choses à nos enfants: ce qu’il faut ou ne faut pas faire, ce qui est important et ce qui l’est moins, l’image que l’on a de soi et du monde qui nous entoure. Parce que ces leçons finissent toujours par avoir un effet, aussi minime soit-il et même si on ne s’en rend pas compte, je crois qu’il est important de ne jamais perdre de vue nos propres idéaux, nos valeurs et nos objectifs, afin de montrer l’exemple.

Comme le disait si bien l’actrice Emma Watson, lors d’un discours aux Nations Unies, les discriminations ont aussi un impact sur les hommes.

Alors, nous devons lutter contre les stéréotypes, les préjugés auprès des enfants.

Nous, parents, devons ancrer les fondements du féminisme et de l’égalité des sexes à la maison afin que ces graines germent à l’extérieur. Ecoles, activités sportives et culturelles. Relations amicales et relations amoureuses.

L’idée principale du féminisme c’est l’égalité. Ce n’est pas la féminité. On s’en fout de votre sexe. On prône l’ouverture d’esprit et l’intellectualisation des situations afin de faire en sorte que notre Terre ronde ne tourne plus carré.

Le féminisme c’est aussi et malgré des avantages de vie que l’on peut avoir, continuer de se battre aux côtés de ceux qui n’ont pas les mêmes chances. Tout n’est pas acquis.

Évidemment que les hommes et les femmes ont de nombreuses différences. Nous sommes différents d’un individu à un autre.

Évidemment que physiologiquement et intellectuellement, des différences sont marquées mais pas innées d’un individu à l’autre. Un sexe ne définit pas la personne que l’on devient.

Les enfants, prenez la différence comme une chance et non une malédiction.

Découvrez les différences au lieu de tenter de les annihiler. Pourriez-vous vivre dans un monde avec un seul épisode de votre dessin-animé préféré ?

J’écris cet article assise confortablement sur mon lit, le nez sur l’écran et le bruit de la pluie battante à mes oreilles. Pendant ce temps, une cuillère mélange la soupe pour les enfants. Cette cuillère est tenue par le père de mes enfants. Mon époux.

Son statut sociaux-professionnel est largement plus élevé que le mien. Nous avons conscience, l’un comme l’autre, qu’au vu de son salaire, je pourrais ne plus travailler. Devenir un cliché ?

Mais, vous savez ce qu’il me dit lui « le fait que tu travailles, ça apporte le beurre sur nos épinards parce que sinon, ils seraient bien fades. »

Au-delà de la question financière, il y aussi l’épanouissement. Et de sa part, ce n’est pas de l’arrogance.

Un homme féministe sait qu’une femme féministe ne hait pas les hommes. Il sait, qu’avant tout, c’est dans son intimité et dans son éducation qu’il doit changer la couleur des choses.

L’égalité pour une féministe, c’est le respect dans son entièreté de l’autre quelqu’il soit dans sa liberté de vivre comme il l’entend et, non pas d’acquérir, mais d’avoir aussi, ce à quoi il a le droit de prétendre depuis sa naissance sans permission infantilisante.

Le féminisme, chez une femme ou chez un homme, c’est faire preuve de bon sens. C’est se regarder en face et reconnaître sa propre responsabilité et enfin changer.

Mais nous femmes

avons déposés les armes

pas les nôtres

les vôtres

nos attaques

ne sont pas empreintes de violences

nos frappes

ne sont pas des bombes d’indifférences (…)

A ceux qui nous pensent

des apparences

nous répondons

par nos évidences

nous écrivons

pleine de consistance

pour eux

nous débouchons nos stylos

grâce à eux

l’encre coule à flots

ailes déployées

poussez-nous dans le vide

nous n’avons jamais peur de vos haines

nous sommes déjà lointaine

article et poème de Laetitia CAVAGNI

écrivaine, poétesse et assistante sociale

Mathieu Coulon entre rage chantée, photographies osées et mots touchés…je suis coulée

Nous lançons, sur la toile bleue de Facebook, un deuxième salon du livre et celui-ci se pare de romance.

L’amour. Et pourtant. Oui, pourtant, des hommes toquent à notre messenger, dont Mathieu Coulon, pour y participer.

Il a à peine 40 petites années et, dans sa vie de tous les jours, il paysage les paysages tout en s’occupant de ses deux plus belles créations : ses enfants.

Cet auteur fait ses armes artistiques autour de cette magnifique ville qu’est Lyon (mais chut ! On ne vous dira pas où exactement).

Quelques indices ? Petite ville où les imprimeurs et éditeurs se réfugiaient afin de fuir la censure. À vous de chercher…

Mathieu, le chanteur

Comme beaucoup, il s’essaie aux reprises dans sa chambre d’adolescent en compagnie de son frère. Il martèle de son énergie sa batterie alors que son frère démonte les murs de la maison avec sa guitare sur du Deep Purple ou du AC/DC.

Je me demande si papa a pu faire sa sieste tranquille au moins une fois durant l’adolescence de ses garçons ?

Ces deux garçons sortent des murs familiaux pour monter un groupe en 2007 du nom de Mother and Pearl. Et pour accompagner ce chanteur non chevelu (oui, ça arrive), Olivier, Jean-François , Michel et Pierjan.

Il se catégorise dans le métal moderne et le groove métal.

Leurs textes questionnent l’être humain dans toute son ambivalence surtout au vu du contexte actuel.

« Un individu est un individu à cause des autres êtres humains, autrement dit mon humanité est inextricablement liée à ce qu’est la vôtre. » Nelson Mandela

Voilà, et si vous voulez en savoir plus, allez donc les écouter, bordel à cul ! Parce que…ça dépote !

Mathieu le photographe

Vu la qualité de ses photographies, on aurait pu penser qu’il la pratiquait depuis longtemps et non… Ce bougre photographie le monde depuis un an. Il a échangé sa batterie contre un appareil photo. Ce sont les voisins qui ont du apprécier ce changement.

Son appareil photo est un Canon 5D Mark VI.

Ses premières photos se font derrière chez lui sur une ancienne voie ferrée. La nature vivante, morte et nue.

Le corps. La femme. La couleur. Le noir et blanc.

Un grain de peau. Une osée ou une pudique.

On lui dit qu’elles sont belles. Il nous répondra « insatisfaisant ».

Mathieu l’auteur

Mais revenons à celui qui a attiré l’attention de A plumes d’elles lors de ce salon. Il y a ce côté doux décalé de celui qui chante dans un groupe au style pas du tout romance. Il nous dit, Mathieu, que les plus belles chansons d’amour viennent du rock, du métal et tout ça, tout ça. A t-il raison ou tort ? Ce qui est certain c’est que sa plume est amoureuse. Elle le représente parfaitement lui si avenant.

Dans cette écriture mélancolique et délicate, on sent un besoin vital de comprendre, d’oublier et puis ne pas oublier tout ce qu’il a pu ressentir lorsqu’il a aimé profondément, infiniment, à se laisser mourir…presque.

« La vie est belle quand on la torture. Comme le raisin qu’on presse pour en tirer le meilleur des nectars. »

Il se raconte comme étant explosé mais se reconstruisant par des pansements colorés et des bisous magiques. Il est l’antinomique de lui-même finalement.

Il définit l’écriture comme un exutoire. Un lieu, presque, où l’on peut exprimer tout ce qui n’est pas exprimable sur la place publique.

Il balance ses questions autour de la vie, tout ce qui n’est plus, l’autre.

Nous l’avons découvert à travers Ilona, son livre présenté sur le salon du livre de la romance à plumes d’elles.

Un homme. Un accident. Un coma. Une amnésie .

Et surtout cette femme qui lui parle de leur amour alors que cet homme ne s’en souvient pas.

Il y a cette petite fille qui l’accompagne dans sa convalescence. Qui est-elle ?

Ilona est là. Partout.

« Je dors à moitié quand j’entends la fillette arriver. Elle vient jusqu’à mon lit, je ne vois pas son visage. (…) Je lui prends la main, nous sortons de la chambre, puis de l’hôpital. Ses pieds ne touchent pas le sol… »

De sa plume surprenante et sombre, Mathieu Coulon nous entraîne sur ce chemin irréversible de la mort. Quelque chose le retient à la vie. Constamment. Entièrement.

Son personnage tente d’y revenir. Il lutte. Où sera t-il dans quelques pages ?

De sa plume tranchée et concise, l’auteur décide où il nous porte et ce n’est certainement pas là où je pensais.

Mathieu l’inspiré

il est muliple. Il est trois. Il a trouvé nombres de réponses dans la naissance de ses enfants. Il repousse ses limites humaines pour continuer sa quête de donner un sens ou du moins, un semblant de réponse à ce que l’on est, à pourquoi l’on est.

Il n’est pas que l’auteur passé par là sur le salon de la romance.

Et, il n’est pas là où je pensais le retrouver.

Il ouvrira, peut-être un jour, ce lieu culturel où il exposerait son regard sur nous, sur le monde par ses photos, ses mots et leurs chansons.

Il nous servira un whisky et nous observera avant de nous attraper dans ses filets délicats de ses multiples talents.

«Nous marchons depuis notre naissance

Debout très tôt pour cueillir l’horizon. »

https://www.facebook.com/coulonmath/

Laetitia Cavagni

poétesse et écrivaine

Salon du livre virtuel À PLUMES D’ELLES: la ROMANCE

Bonjour lecteurs et lectrices,
D’ici quelques jours, nous ouvrirons un nouveau bal littéraire virtuel sur le salon à plumes d’elles : celui de la ROMANCE.
Elle sera belle, sombre, aventureuse, fantastique et tant d’autres qualités.
Venez donc à la rencontre d’auteures et auteurs de romance afin d’égayer cet été à venir. Stand, jeux, gourmandises et rebondissements.
Plage, montagne Ou ville.
Découvrir est un désir de tous les instants.
Lire est un plaisir qui se transporte partout.
Nous accueillons nos premiers auteures et auteurs.
D’autres sont à venir derrière notre rideau…
N’hésitez pas à vous abonner sur la page Facebook.

L’équipe À PLUMES D’ELLES 🖤❤

Mémoires de déesse – Philippe Hasard

Philippe Hasard auteur discret de ce joli roman « Mémoires de déesse »

Notre auteur

Philippe Hasard est auteur depuis 10 ans entre les lignes de son beau métier de professeur des écoles.

Sur les bancs de l’école, il y a trouvé une première voie. Celle qui l’embarque vers l’archéologie et l’histoire de l’art. Ce chemin a son importance car il y étudie ce qui le fascine et ce qui fera son écriture.

 Né en 1965 dans les Ardennes, Philippe Hasard vit désormais à Montpellier. Passionné par l’Antiquité, l’archéologie et les voyages, il ramène de ses périples des idées de roman à partir d’un objet archéologique.

La poésie a, avant tout roman, jonché ses feuilles et coulé de son encre jusqu’à la découverte mystérieuse d’un tesson de céramique.

Il aime imaginer à partir d’un objet créé il y a longtemps de cela et inventer ainsi son histoire.

On le croit volontiers curieux de ce monde qui l’entoure cherchant constamment ce que celui-ci nous cache pour mieux nous l’écrire en délicatesse.

Cela fait de lui un voyageur et dans son sac, il nous ramène ses histoires.

On le sent homme serein d’où son intérêt pour ces objets qui nous survivent malgré l’agitation extérieure.

Il a une empathie d’écrivain. Il vit ses personnages. Il devient eux. Il regarde et voit comme eux. Il sent et ressent comme eux.

Son livre

Lorsque nous demandons à Philippe Hasard de nous raconter comment lui est venu l’idée de cette déesse traversant le temps et les vies, il évoque le site archéologique de Morgantina. Un site perdu en Sicile.

Il nous raconte aussi comment la statue ayant fait la richesse de cet endroit, statue exposée aux Etats-Unis, fut à l’origine de textes de lois régissant la protection des objets archéologiques et commandant la restitution d’objets à leur pays d’origine.

D’ailleurs, la statue dont il nous parle sera rendue à l’Italie.

Cette statue est l’incarnation de « « Mémoires de déesse ». Elle vit et est ballottée d’un pays à un autre, d’un temps à un autre.

Dans un exercice d’écriture peu évident, Philippe Hasard réussit à capter le monde autour de cette statue et à nous le conter. Il nous livre des chapitres courts car ceux-ci sont des souvenirs de cette déesse statufiée.

Il évoque les travers du monde de l’art où un objet, pourtant témoin de notre Histoire, devient un vulgaire objet de commerce et de contrebande.

Il dira « cette statue monumentale témoigne des enjeux économiques, politiques et culturels dont elle a été victime (…). »

Un roman court mais particulièrement bien documenté et recherché. Pour cela, Philippe Hasard a pris le temps d’interviewer les employés du musée de Sicile, de rencontrer un guide au fait de l’histoire de cette statue. Il lit aussi de nombreux articles.

Un roman historico-archéologique mais un roman où nous devenons aussi, comme l’auteur, cette statue n’ayant pas prise sur le monde.

Philippe Hasard s’attelle déjà à son prochain roman. Son objet archéologique sera une amphore romaine.

Il développe aussi un concept intéressant de lecture pour adulte et enfant à travers un livre et un jeu.

https://sites. Google.com/view/unehistoireapartager

site de l’auteur : https://sites.google.com/view/philippe-hasard

interview sur RPH : htpps://youtube/2wEKOoB8QLc

Laetitia Cavagni

écrivaine et poète