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JE FAIS QUOI DE MON CORPS?

Le choix ? Est-il à moi ?

Il est compliqué ce corps qui ne nous appartient pas. On nous l’offre à la naissance sans que l’on n’ait demandé à se l’approprier et on ne nous laisse guère le choix de l’accepter ou non. C’est ainsi. On le prend tel qu’il est et puis, soi-disant, en ayant le choix de le façonner à notre convenance et de l’utiliser comme bon nous semble.

Mais qu’il est compliqué ce corps qui ne nous appartient pas.

J’ai appris qu’il s’adaptait à ce qu’il vivait, imposé ou non. Un exemple ? Les maltraitances répétées le font s’éloigner de son ressenti pour survivre et tenter de ne pas mourir. Le principe de sidération.

Alors, ensuite, il devient si difficile de supporter, de ressentir le trop même lorsqu’il s’agit de plaisir, de jouissance.

Un voile s’est posé et s’est collé à ce corps si compliqué. Les pores sont vêtues de l’insensibilité non choisie.

Je ne sais pas répondre à cette question. Nous appartient-il ?

Ce même corps est aussi le mien qui délimite mon « intérieur » de l’extérieur du monde, celui qui est le lieu et la condition de mon existence dans le monde, constitutif de ma personne. Je suis un corps-sujet.

 En ce sens mon corps est avant tout un corps vivant, il est moi-même en tant qu’être charnel et mortel. Avons-nous un corps ou sommes-nous un corps ?

Je n’ai conscience de mon corps que dans la maladie car il se rappelle à moi. Mais…

Mais, j’écoute ce podcast intéressant sur France Radio « Diamant sur canapé ». Une femme raconte sa vie d’escort girl de luxe. Elle dit comment elle a décidé de se servir du désir et de la passion masculine à son encontre pour faire vivre sa famille. Son père est inexistant. Il s’est tiré. L’homme n’est plus sauf dans son portefeuille.

Elle dit « je suis l’hom… ». Elle se reprend « je suis la chargée de famille ».

Elle joue avec les mots sans ne jamais avouer clairement ses passages à l’acte sexuel. Elle finit par les accepter ces relations sans envie sauf celle du billet de couleur rose.

Avec le temps, elle se marie à un homme qu’elle n’aime pas mais qui a le bifton dépassant de tous ses tiroirs. Il est gentil. Il la traite comme elle sait qu’on doit la traiter. Après tout ?

Alors, moi, là encore, naïvement, je me demande il lui appartient réellement ce corps ? Elle semble faire le choix de l’offrir à qui elle le souhaite mais vérifie le billet d’abord. S’est-elle demandée si, puisque sans diplômes, elle préférait user de sa beauté et de sa jeunesse et flétrir cette vie, aigrie dans un métier précaire à temps partiel ?

Mais, je peux le rappeler à moi et à l’autre parce qu’il est mon objet, mon utilisation.

Qui est ce corps ?

Je comprend qu’en philosophie classique et dans la religion chrétienne se rapprochant de cette pensée, le corps et l’âme sont distinct l’un de l’autre. L’âme prime sur le corps qui n’est alors qu’une enveloppe. Une enveloppe. Quelle étrange manière de parler de soi. Nous timbrons-nous avant de nous présenter à l’autre ? Avec ou sans accusé de réception ?

Mais, je digresse.

Donc, plus une chose est immuable voire immobile et plus elle a de valeur et de fiabilité. Ce qui est fiable est réel. L’âme est enchaînée au corps.

Ce qui n’est pas le cas de notre corps, encore une fois selon la philosophie classique de Platon et Saint-Augustin.

Heureusement après ces étranges idées survient (sans cape rouge ni culotte bleue) le nihiliste Nietzsche.

Selon Nietzsche, c’est tout le contraire : le corps est plus réel que l’âme.  Le corps n’est pas responsable de la mauvaise interprétation que l’on fait de la réalité : si nous faisons une erreur de jugement sur le réel c’est au contraire l’âme qui est à blâmer. Lorsque l’âme interprète le réel, c’est-à-dire lorsqu’elle insère uneconstance, de la régularité, elle trahit le réel : elle ajoute des éléments que la réalité ne possède pas.

La réalité devient inconstante et irrégulière. L’âme l’interprète à sa sauce finalement.

Une parenthèse : ce que l’on nommait l’âme, je vais le nommer esprit. Non, pas de OUI-JA, peut-être des vues de l’esprit.

Nos sens qui pourraient nous donner une réalité de la réalité sont trahis par l’interprétation de l’esprit alors que l’esprit n’est qu’un élément finalement du corps.

« Corps suis tout entier, et rien d’autre, et âme n’est qu’un mot pour désigner quelque chose dans le corps.”

Ainsi parlait Zarathoustra

Comment expliquer que toutes ces choses comme la “raison”, la conscience, l’esprit, la pensée, l’intelligence, etc., qui habituellement sont rangés dans la catégorie “âme” appartiennent ainsi au corps ? La réponse que nous apporte Nietzsche est la suivante : puisque l’homme n’est fait que d’instincts et de volontés – le plus souvent inconscients – tout ces phénomènes que l’on nomme “raison, esprit, conscience, etc.” ne sont que des manifestations du corps.

Le corps, n’étant fait que de désirs, pulsions, instincts et volontés inconscientes, conduit et dirige toutes nos pensées : celles-ci ne sont que le produit de pulsions organiques. Il n’y a pas d’âme autonome du corps : toutes nos pensées ne sont que le produit de nos instincts, les serviteurs de nos instincts.

Dans la philosophie chinoise, l’Homme est énergie. Le corps et l’esprit ne font qu’un et sont traversés des énergies du monde environnant.

Le corps dans notre société d’aujourd’hui :

Lui si bien brimé et caché, est de plus en plus découvert même sans consentement.

Il semble désormais entendu qu’on ne doit pas se contenter du corps que l’on a ; il incombe à chacun de le perfectionner. Ce retour sur soi et sur son corps, a probablement un versant démocratique  (développement de l’individu et de ses valeurs, droit égal pour chacun d’avoir le corps qu’il souhaite, la nature n’est pas une fatalité et donc nul n’est condamné à ses défauts physiques), mais il est source de culpabilisation permanente. On pourrait vite retomber dans le monde des ramollos.  
Où se trouve la limite entre le corps-sujet et le corps-objet ?

Et voilà comment l’on en vient à faire des choix de vie, de survie même. Peut-être…

Oui, peut-être…

ou la vérité est-elle ailleurs ?

« on existe comme chose ou on existe comme conscience » Merleau-Ponty

Laetitia CAVAGNI

écrivaine et poétesse

C’est la fin du siècle des lumières, Vive le siècles des luminaires!

De l’éclaircissement à la lampe de poche

18ème siècle, siècle des lumières où l’on combat l’obscurantisme, la superstition. La recherche de la connaissance et de l’élévation intellectuelle prime sur le souci de l’apparence et des potins. La raison éclaire les hommes et les femmes. Les intellectuel(le)s se questionnent et questionnent leurs propres interrogations. Ils questionnent leur société.

L’Encyclopédie d’ailleurs rédigée, en grande partie, lors de ce magnifique siècle des lumières par Denis Diderot et Jean le Rond D’Alembert. Diderot sera même emprisonné quelques mois car il mettra la connaissance à la portée de chacun.

Houlala, pas bien Denis, c’est dangereux de faire ça !

Des lieux de critiques publiques se créent par l’entremise d’une société cosmopolite et d’expériences diverses.

Et puis…

21ème siècle, siècle du culte absolu de la perfection du corps et de la crasse intellectuelle.

L’ObsCUL-rantisme reprend le dessus. Sus aux Encyclopédies !

  • OK Gogole, dis-moi si je suis la plus belle.
  • Alexa, c’est quoi un dictionnaire ?

Ce siècle des lumières tentant d’enrayer l’ignorance et la bêtise. Cette bêtise empêchant le commun des mortels d’avoir une pensée propre a failli aux portes de ce nouveau siècle.

En effet, qui se targue de zieuter Le dessous des cartes ? Karambolage ?

Qui ne préfère pas un bon petit Marseillais mixé aux 10 couples parfaits ? (Veuillez excuser la pauvreté de mes exemples mais j’ai arrêté là ma recherche. Il m’a fallu subir une trépanation. J’en fais encore des cauchemars, frère.)

A quoi nourrissons-nous nos générations en cours de développement ?

  • Chipper, arrête de chipper !

Dora, arrête de te droguer.

Un juste milieu est nécessaire entre la culture et la « cultivation » de notre bêtise qui nous ramène à des moments de légèreté.

M’enfin, comme dit Gaston, si on vous demande qui était Zola, pourriez-vous répondre :

Auteur et journaliste dépeignant la société durant le second empire par sa dureté, ses exploits politiques et la vie du peuple. Celui-ci imprégnait ses romans d’une multitudes de recherches, toujours en quête d’une vérité.

Et non pas :

Zola, joueur de football italien devenu entraîneur d’hommes qui courent après une balle ronde etc etc

(Ou Kévin Zola, l’aspirateur de mon boulot mais ça c’est une autre histoire)

Je n’ai rien contre ce monsieur qui m’est inconnu mais, est-il un élément de notre culture française, de notre histoire française ?

De la lampe de poche au puits…pas de lumière

Allons plus avant dans notre réflexion. Je tiens juste à ne pas présenter mes excuses à ceux qui se sentent jugés par mes propos. Évidemment, que je juge vos choix. Je suis apeurée, effrayée, abasourdie par ces jeunes représentés dans nos médias et réseaux sociaux ne sachant toujours pas faire la différence entre ça et sa. Frère, merde !

Évidemment qu’il faut de tout pour faire un monde. D’ailleurs, ce monde en est bien la preuve qu’il y a de tout pour satisfaire chacun.

« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils n’en ont ». Descartes commence le Discours de la méthode par le constat que nul ne se plaindra de sa bêtise.

En effet, on se plaint souvent de son manque de ressources, de beauté, de cheveux, du poids en trop mais d’un manque de connaissances ou d’intelligence, jamais. Que nenni !

Nous avons tous lu un conte (ou du moins, pour certains, vu un disney). Un seul personnage a t-il réclamé plus d’intelligence voire de sagesse ?

La bêtise est, de toute façon, toujours le défaut d’un autre et non le sien. D’ailleurs, puis-je être idiote seule ? Ais-je besoin de la reconnaissance de mes pairs pour m’identifier bête ?

On n’imagine pas la bêtise durer indéfiniment et pourtant…

On peut reconnaître ceci à chacun, le niveau social et d’études ne nous protège pas de la bêtise. Cela arrive. Mais, il y a celle que l’on fait et celle dans laquelle on s’englue par des certitudes absurdes et une irrépressible envie de réussir sa vie le plus vite possible par tous les réseaux sociaux et médias possibles.

Si je parle fort ou si je porte un jeans déchiré, je peux être tout aussi intelligent et cultivé que le cadre supérieur faisant une faute d’orthographe par ligne dans ses mails.

Je suis un peu plus sceptique donc quant à la représentation d’une certaine tranche de notre jeune société par des Mallory et des JC aux formes plus qu’avantageuses sauf cet organe essentiel à notre survie qu’est le cerveau.

Hé, oui ! Le botox ne s’injecte pas dans celui-ci.

Le manque d’intelligence ou de jugement ne signifie pas une absence complète de ceux-ci: toute personne fait preuve de lucidité dans un contexte donné. La connaissance peut se perfectionner et donc, ainsi, l’intelligence peut s’améliorer ou du moins trouver des solutions à sa faiblesse.

Et j’en fais quoi alors de mon intelligence ?

Alors que l’intelligence est inventive, stimulée par la nouveauté qu’elle est elle-même capable de créer par ailleurs, la bêtise est stagnante, elle s’englue dans les choses. Elle est la pensée devenue mécanique. Le comique l’a parfaitement saisi ce mécanisme. Il est l’art plaqué sur le vivant.

La bêtise est à l’aise dans l’immobilisme. L’autre, le différent est une menace. Alors, elle l’agresse. D’où ces nombreux cris dans ces émissions de télé-réalité et jusqu’à ce que l’autre, cet insensé à la pensée différente, se range du côté de la bêtise.

C’est une expérience à visionner une fois dans sa vie mais juste une fois.

La bêtise réfute la singularité. Elle ne veut rien savoir des autres et du monde qui n’est pas le sien.

« On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. »

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes

La bêtise s’enfile des tonnes de compléments alimentaires pour paraître. Elle ne muscle pas ce qui ferait sa raison mais plutôt son image.

L’individualisme est passé par là, avec ses deux pathologies grandissantes : l’égocentrisme et le narcissisme. Ne plus pouvoir s’intéresser à autre chose qu’à soi-même, ne plus pouvoir avoir d’autre objet d’amour que soi-même : voilà assurément le cadre psychique à l’intérieur duquel la bêtise actuelle peut se déployer tout à son aise.

La bêtise tient chaud à l’abri du groupe et, de plus, elle est jouissive car elle est signe de force, de toute-puissance.

Pourtant, si je regarde en-dehors de moi-même, le monde implose et même si je tente de freiner, je vais, moi aussi et malgré moi, dans le mur.

Que peut valoir l’intelligence dès lors qu’elle ne protège ni de l’inculture ni de la vulgarité, ni même, comme on l’a vu, de la bêtise ? 

La bêtise de la « prose du monde » comme disait Hegel, philosophe idéaliste, est inquiétante. Elle a la force des techniques d’armement, de surveillance et de contrôle les plus puissantes, celle des mathématiques financières.

La Bêtise, avec intelligence ou non, nous mène au jugement définitif.

« A l’école, Charlemagne, Charles de Gaulle, tous les Charles…ça ne m’intéressait pas. »

Nabila

Laetitia CAVAGNI

écrivaine et poétesse

Messieurs, à vos Pénis

Profondément féminin et féministe dans notre choix

Mais elle est comment ?

Ils en ont une petite, une longue, une rondouillette, une fine, une qui sort de son chapeau et une qui n’a jamais eu de bob sur le cailloux…etc etc

Ils en ont des rosées, des rougeâtres, des blanches, des noires, des pâles, des bronzées…etc etc

Parfois, on les cherche encore et parfois, on les a tellement bien trouvées qu’on peine encore à s’asseoir.

Il y a celle qui tire à blanc, celle qui vire à gauche ou plutôt extrême droite.

Il y a celle qui se dresse au moindre cul qui passe. Celle qui a le temps et ne veut pas qu’on la brusque.

Il y a les chevelus presque beatnik (peace & poils) et les lisses comme des lacs.

« t’aimer sur les bords du lac

ton cœur sur mon corps qui respire »

Julien Doré Le lac

La liste peut s’allonger de multiples exemples et descriptions.

Elle est une fierté, un axe centrale de la virilité. Un truc qui fait que le gars roule des mécaniques bien moulées dans son petit maillot de bain fleuri sur la plage ou à la piscine. Toutes, absolument toutes, nous avons eu ce fou rire face à ce maître-nageur qui laisse tout paraître, y compris son ridicule. Vrai fou rire ou envie cachée ?

Vous savez celui qui vous montre l’exercice d’aqua-gym en-dehors de l’eau. Exercice dont vous vous foutez royalement soit parce que, comme des collégiennes, vous riez soit parce que trop occupées à lorgner sur l’axe centrale du maillot de bain.

Le dit soldat est tellement serré dans ce bout de tissu qu’on a du mal à évaluer sa réalité de notre imaginaire.

Parfois, le torse crevette ne laisse pas présager du pénis à la Rocco.

Parfois,le Hulk à la chemise qui l’étouffe nous laisse sur notre faim et, malheureusement, pas pantoise.

Que d’injustices face à vos pénis. Nous jetons un œil à la pointure de votre chaussure par une habitude mythologique.

Nous le pensons si bien pourvu sous un uniforme rouge ou bleu-marine voire une blouse blanche. Laissez-nous rêver de docteur Mamour et de Sam le pompier (ben quoi?).

Mais, toutes nos représentations ne sont que des représentations.

Un costard-cravate, bien sous tout rapport, propre sur lui, à la messe le dimanche, la mèche toujours bien placée est un discret qui préfère nous ignorer pour mieux nous rendre curieuse. On le croit frileux. Il vous met à genoux et peut vous casser les pâtes arrières en moins de deux secondes. Et même que vous en redemandez, nom de Dieu !

Le maillot du maître-nageur ne vaut pas forcément le costard-cravate. Regardez bien, mesdames et mesdemoiselles. Ce pantalon fluide caressant l’objet de certaines convoitises.

On s’égare. On s’égare.

« Pénis : un instrument des plus capricieux, sur qui l’on ne peut guère compter, encombrant lorsqu’il ne sert à rien, absent quand on en aurait besoin, partageant rarement les idées de son propriétaires, bref une source de contrariétés sinon de tracas. »

Jean Dutourd, académicien, écrivain

Et la taille dans tout ça ?

Alors, nous devons évidemment nous poser cette question essentielle : la taille compte t-elle ?

Pfff ! allez, les menteuses ! Soyez honnêtes !

Nous repensons à cette amie qui nous avoue avoir déjà demandé si la pénétration avait débuté et celle qui se met un doigt (mais juste un doigt, d’abord) pour ressentir quelque chose.

Bien sûr qu’un énorme pénis mal employé nous maltraitera plus qu’il nous fera plaisir. Il nous faut un juste milieu mais pas entre 5 centimètres et 10 centimètres.

Je reste dans le politiquement correct parce qu’entre 10 centimètres et 13 centimètres, on peut s’ennuyer,non ?

STOP ! On vous arrête ! Nous ne sommes pas des chiennes en chaleur qui quémandons la queue de Rocco.

À quoi bon un pénis si celui-ci ne nous propose rien ?

Houlala ! J’entends déjà ces messieurs m’expliquer combien nous avons tort. Nous tenons à vous rappeler que c’est vous qui nous la mettez mais nous qui l’accueillons (homosexuels inclus).

Nous pouvons donc juger de ses effets sur notre corps.

Alors, quel est le juste milieu ? Chacune avons une réponse qui diffère en fonction de son envie, son fantasme, de ce qu’elle en fait ou non.

Il serait bon que nos partenaires nous le demande enfin. Après tout, messieurs, vous gênez-vous pour évoquer, de long en large, en travers, en taille et en grosseur, combien telle ou telle poitrine vous sied plus qu’une autre.

Et si nous, en la voyant votre queue, et ce, malgré quelques sentiments amoureux, on se disait que finalement, on n’en n’a pas envie ?

Parce que des petites, des grosses, des longues, des fines..etc, on en a vu et pas qu’un peu. On les a vues et même senties.

Le corps de la femme est perpétuellement jugé surtout l’âge avançant. Il ne s’épanouit pas avec le temps comme un homme. On le flétrit et on le remplace par plus ferme, plus jeune.

On plaisante sur le sein qui va tombant, le sein qui va rampant.

Osons-nous nous moquer de vos queues qui se ramollissent, se rabougrissent et finissent par être presque invisibles ?

Mais, elle veut quoi la femme aujourd’hui ?

Elle veut qu’on lui laisse affirmer son choix et que l’on cesse de la confondre avec la mère Thérésa des queues. Non, elle ne les veut pas toutes. Non, elle ne les acceptera pas toutes.

Ne soyez pas vexés si nous vous refusons notre accès.

« Allez, tu vas changer d’avis en la goûtant. »

Ha bon ! Et vous, vous avez changez d’avis en bouffant des tripes de porc sauce au roquefort ?

Elle a ses propres goûts même pour cet instrument qui vous appartient.

Avant de vous plaindre de la simulation orgasmique, laissez-nous donc nous donnez notre avis.

« Je ne choisis pas des amants mais des femmes avec un pénis. »

Sharon Stone

Laetitia CAVAGNI

poétesse et écrivaine

post scriptum pour les haineux : pas du tout en manque, mon gars. Tout va bien pour moi. Nous pouvons encore rire de tout, bordel.

Mon utérus n’est donc qu’une matrice ?

10h40. À l’heure. Salle d’attente froide bondée de femmes, uniquement des femmes. Des jeunes, des comme moi. Celles qui ne viennent pas avec l’espoir au ventre de porter un autre être. D’alimenter ce monde d’une autre richesse.

11h38. Presqu’une heure de retard. Je rentre dans le cabinet de la gynécologue. Les mots s’enchaînent. L’examen long et pas vraiment agréable.

Les solutions (est-ce réellement des solutions?) sortent par vague de sa bouche.

Numéro une : inefficace.

Numéro deux : efficace sur du court terme.

Numéro trois : efficace ad vitam aeternum. Cette éternité me prive d’un organe.

Mais, soyons honnête, on s’en fout. On s’en branle. On s’en bat la cacahuète. Après tout, je les ai eu mes enfants. Il ne sert plus à rien mon utérus.

Ce n’est qu’un sac vide depuis 2012 et stérile depuis 2013.

25 janvier 2012, naissance de ma fille.

Discours du chirurgien :

  • Madame, après 3 césariennes, je vous conseille la stérilisation. Si je pouvais vous l’imposer, je le ferais.

Violence des mots. Violence de l’instant. Donnez-moi ma fille qui n’a que quelques heures afin que je lui dise la bêtise du milieu médical. L’indifférence encore présente à l’encontre du corps féminin et des douleurs féminines.

8 novembre 2021. je me questionne. Pourquoi me l’avoir laissé cet utérus si on l’envoie au peloton d’exécution quelques années plus tard ?

Être stérilisée alors que cela n’est pas un vrai choix, oui, on vous dit que vous pourriez mourir et tuer celui ou celle qui pousse en vous, est une douleur physique. Le médecin insiste pour insérer son implant là où le corps refuse.

Et alors dans votre tête… c’est un échec. C’est encore une histoire où je ne peux pas contrôler ce qui se passe pour mon corps. Je ne peux pas le défendre, le protéger.

Je pense à la suite. À ma vie. À ma fatigue de supporter ce mal qui m’étreint chaque jour depuis plusieurs années.

J’entends ceux qui disent encore et encore, beaucoup de femmes d’ailleurs, que je dois penser à ces magnifiques enfants qui sont à mes côtés. Elles essaient d’être bienveillantes. Elles me disent aussi que je me sentirais mieux.

Mais, la question n’est pas là. Pourquoi dois-je me départir de quelque chose qui m’appartient à moi intimement en tant que femme et ne concerne personne d’autre ?

Pourquoi la médecine n’a pas d’autres solutions ?

La gynécologue continue :

  • on fait ça rapidement en l’ôtant par le vagin.

Je n’ai rien demandé, moi. Je vais vomir.

J’accouche de moi-même finalement.

Et cette question : que sera ma féminité sans lui ? Serais-je encore une femme ?

Évidemment que oui mais est ce que je vais me sentir ainsi ? Moi ? Pas vous. Moi ?

La colère m’enserre et m’épuise. Quel choix véritable avons-nous nous les femmes dans ce monde où on décide encore pour nous et où on légifère pour nous donner le droit de décider ?

Nombre de femmes n’ont aucune difficulté à accepter qu’on leur retire cet organe inutile désormais ? Libres des contraintes d’être une femme sans être de vieilles femmes. Et, je les approuve. Je les envie. Elles ont raison.

Où est le véritable choix ? Souffrir ou se recréer ?

Ben moi, j’ai peur de la suite. Moi aussi, j’ai des choses à dire.

Je veux dire merde à tous ces médecins qui ne nous pas entendus et n’ont pas entendu la souffrance de femmes. Car, j’en connais qui vivent de vraies catastrophes cachées dans leur corps. C’est trop tard pour elle. On ne peut plus rien. Elles devront avoir mal toute leur vie. Pourtant, regardez-les. Elles vous sourient. Elles se vêtent de leur féminité. Elles sont des guerrières.

Je veux dire merde à ce médecin qui m’a infantilisé alors que j’accouchais de mon troisième enfant. Merde de votre implant si mal positionné que je ne peux pas accéder à un traitement.

Je veux dire à ce médecin qui n’a pas cru à mes douleurs. Mon utérus commençait à se déchirer. Et là, y’avait pas un risque pour un bébé aussi ? Ha pardon ! Si c’est vous, c’est une erreur et l’erreur est humaine.

Merde à la maladie. Aux maladies silencieuses.

Merde à ma maladie. Mais va t-elle enfin me lâcher ?

Vous nous voyez sourire, porter fièrement nos poitrines et nos utérus.

Mais, au fond, que savez-vous de nous ?

Partiriez-vous travailler la sang goûtant entre vos jambes ? Des contractions crispant vos membres ?

Supporteriez-vous tous ces tabous autour de cet organe ?

Non, mon utérus n’est pas qu’une matrice.

Oui, je suis une femme.

Et toi aussi. Toi. Et toi. Dis-leur. Quelque soit ta maladie. Il est à toi. Il est à moi.

Alors, allez-y ! enlevez-le ! Je pleure déjà. Elles pleurent déjà toutes. Avec ou sans enfants.

Je vais me recréer même si vous décidez pour moi.

C’est quoi être une femme alors ? On se questionne tellement sur notre genre qui ne se situe plus au niveau de nos organes génitaux et de tout cet appareil reproducteur.

Après tant de lutte, vous nous « costumez » toujours de cette vision de génitrice. Physiologiquement, évidemment nous l’avons compris. L’utérus est un organe de reproduction.

Et alors ? La médecine ne l’écoute pas plus qu’il ne nous écoute.

C’est quoi rester un être humain lorsqu’on n’est plus qu’une image floue sur une machine lors d’un examen médical ?

  • Toc toc toc !
  • Qui est là ?
  • Une personne.

Quel est le poids de notre voix ?

Que vais-je dire à ma fille ? Souffre en silence. Et quelque soit ta maladie, fais ce qu’on te dit.

Tu seras une femme, ma fille.

Je propose de fêter ce futur potentiel deuil.

Ce soir-là, portons nos plus beaux atours et buvons jusqu’à la lie ces bouteilles aux bulles pétillantes de vie.

Je vous prouverais que je ne suis pas qu’une matrice. Et elles non plus.

Ni une porteuse d’enfant ni une porteuse de vos désirs.

À moi de décider de souffrir ou de m’amputer.

À moi de décider de ma vie.

Laetitia CAVAGNI

écrivaine et poétesse

Dans le rétro des Pike aux premiers pas en solo d’Olivier Brunie

De l’enfant joueur à l’homme musicien

On l’aperçoit souriant et blagueur au travers différents concerts « maison » sur notre toile bleue facebookienne et avec un musicien de leur groupe Pike, (article à plumes d’elles « Pike ou la délicatesse du rock-octobre 2020) lors des différents confinements mais pas que…

Olivier Brunie a ce pouvoir de sortir de sa boîte à musique, différents textes déposés sur des musiques qui vous prennent autant au cœur qu’aux tripes.

Lorsqu’il nous parle, son accent du Sud chante déjà et lorsqu’il chante, son accent nous parle d’amour, de désespoir, d’envie de vivre sans regarder ni derrière ni devant. Ne voir que l’aujourd’hui. Cet aujourd’hui parfois vide et sombre dans lequel il nous entraîne malgré nous pour, soudainement, nous jeter sur le rivage de sa soif de vivre et nous sauver de sa mélancolie.

Olivier Brunie, c’est quelqu’un comme vous et moi. Il se lève. Il travaille. Il se recoiffe et se retaille la barbe (non, alors, ça, à plumes d’elles, on le fait pas).

Puis, il rentre chez lui et il se fait magicien.

On sent chez lui le gamin caché derrière ses rides d’homme mature. Il sort de temps en temps et nous dit Ô combien, la vie est rude pour les âmes sensibles, rebelles.

Derrière sa guitare ou son piano, l’enfant Olivier pose une main sur l’épaule de l’homme qu’il est devenu comme pour le rassurer sur le fait que, non, son enfance ne s’est pas envolée.

Olivier Brunie, lors de cette interview dit regretter son innocence mais, rassurons-le, ses chansons coulent sur nous comme les bonbons sucrés de notre enfance. ils font mal aux dents parfois mais on ne peut pas se passer de leur goût ni des souvenirs. Son innocence se voit dans ses yeux lorsqu’il partage ce qu’il aime : la musique. L’oeil pétillant et espiègle, il semble avoir toujours quelque chose à nous dire alors il les écrit et les chante.

Ses notes et ses mots

Pour lui, la musique est comme l’amour, mêlée d’amour évidemment et de haine. Haine de quoi ? De qui ? De soi ? De l’autre ?

Certainement aussi un mélange de tout ça. Il dit ce qu’il est alors. Sa crainte de décevoir et d’être déçu. On le sent constamment oscillant sur un fil entre sa pudeur d’être et ce déchirement vital de nous partager ce qu’il ressent, ce qu’il voit.

Il écrit ses mots et sa musique sans ne jamais rendre l’une jalouse de l’autre. Allez, hop ! Mesdemoiselles, les deux ensembles. Sur des cahiers, des feuilles parsemées. On l’imagine hors du monde, concentré et penché, comme un enfant studieux avec entre les doigts son stylo et contre lui un instrument de musique.

C’est toujours habillé d’un sourire avalant l’intégralité de son visage qu’il nous présente ses compositions. Alors, là oui, on le sait généreux et on écoute. Je l’écoute. J’oublie qu’il est beau gosse, comme nombre de chanteurs, parce qu’Olivier Brunie c’est avant tout des jeux de mots fins, intelligents, surprenants. Et pour une auteure, ça interpelle. Je me suis dis bien souvent « mais pourquoi ce n’est pas moi qui ais trouvé ça ».

« La chanson, c’est ma vie. J’ai cette chance de pouvoir les manier (les mots) alors j’en profite un peu. »

il nous dit pouvoir envisager de rester dans l’ombre des mots. Permettez-moi de vous dire que j’en doute fortement. On sent que la scène est sa seconde peau. Il a ce besoin vital d’être entendu et surtout de donner. Donner du plaisir, de faire sourire ou de toucher là juste à gauche, ce palpitant rougeoyant.

Il se nourrit d’artistes aussi différents que Renaud, grand manipulateur aussi du mot, que des Beatles. Il aime l’écriture absurde et drôle de John Fante et celle plus réaliste de Ernest Hemingway. Mais l’art est un tout pour lui. Il aime la photographie et la peinture, l’image autant que les mots.

Alors, il fait quoi maintenant le chanteur des Pike ?

Ben, il reste un Pike. Nous le retrouverons, un jour ou l’autre, en avant de leur scène ensemble auréolé de ce lien fraternel.

Pour le moment, nous pouvons révéler que cet artiste unique a travaillé durant plusieurs mois sur deux projets solo mais pas solitaire.

Un album de 5 titres avec Jean-François Delfour, compositeur, réalisateur et producteur indépendant notamment d’un chanteur-poète (que j’admire depuis toujours) MC Solaar. https://www.jfdmusic.com/

Une belle rencontre lors d’un week-end d’atelier écriture créé par l’association «Des cordes et des voix ».

Un album travaillé avec Bruno Pradels, compositeur, arrangeur depuis plus de 20 ans qu’il connaissait déjà grâce à l’aventure des Pike. https://www.facebook.com/bruno.pradels

Deux albums plus intimes, plus acoustiques. Mais, chut ! Secret professionnel oblige. Chut !

Voilà donc un artiste qui a l’audace d’ouvrir la porte à sa liberté musicale et n’a aucune crainte d’être sur scène en tant qu’Olivier Brunie et plus uniquement comme membre d’un groupe.

Nous attendons donc de connaître ce que ces silences ne nous révèlent pas encore de lui et sa duplicité : face sombre contre face lumineuse.

Et pour patienter, n’hésitez pas à l’écouter en live sur radio zinzine.

https://www.radiozinzineaix.org/index.php/component/commedia/popup/2463/7428/2463/component?fbclid=IwAR17zDeXsAWAQnTvS23Z7lTRWtBe0Ccl4t1Fsgqp9vJsTeXJt6ofW7jJRBs

Sa maxime musicale

« Ma musique comble mes manques et mes manques comble ma musique »

https://www.facebook.com/Olivierbrunie

Laetitia Cavagni

auteure, poétesse, chroniqueuse et future…

Mathieu Coulon entre rage chantée, photographies osées et mots touchés…je suis coulée

Nous lançons, sur la toile bleue de Facebook, un deuxième salon du livre et celui-ci se pare de romance.

L’amour. Et pourtant. Oui, pourtant, des hommes toquent à notre messenger, dont Mathieu Coulon, pour y participer.

Il a à peine 40 petites années et, dans sa vie de tous les jours, il paysage les paysages tout en s’occupant de ses deux plus belles créations : ses enfants.

Cet auteur fait ses armes artistiques autour de cette magnifique ville qu’est Lyon (mais chut ! On ne vous dira pas où exactement).

Quelques indices ? Petite ville où les imprimeurs et éditeurs se réfugiaient afin de fuir la censure. À vous de chercher…

Mathieu, le chanteur

Comme beaucoup, il s’essaie aux reprises dans sa chambre d’adolescent en compagnie de son frère. Il martèle de son énergie sa batterie alors que son frère démonte les murs de la maison avec sa guitare sur du Deep Purple ou du AC/DC.

Je me demande si papa a pu faire sa sieste tranquille au moins une fois durant l’adolescence de ses garçons ?

Ces deux garçons sortent des murs familiaux pour monter un groupe en 2007 du nom de Mother and Pearl. Et pour accompagner ce chanteur non chevelu (oui, ça arrive), Olivier, Jean-François , Michel et Pierjan.

Il se catégorise dans le métal moderne et le groove métal.

Leurs textes questionnent l’être humain dans toute son ambivalence surtout au vu du contexte actuel.

« Un individu est un individu à cause des autres êtres humains, autrement dit mon humanité est inextricablement liée à ce qu’est la vôtre. » Nelson Mandela

Voilà, et si vous voulez en savoir plus, allez donc les écouter, bordel à cul ! Parce que…ça dépote !

Mathieu le photographe

Vu la qualité de ses photographies, on aurait pu penser qu’il la pratiquait depuis longtemps et non… Ce bougre photographie le monde depuis un an. Il a échangé sa batterie contre un appareil photo. Ce sont les voisins qui ont du apprécier ce changement.

Son appareil photo est un Canon 5D Mark VI.

Ses premières photos se font derrière chez lui sur une ancienne voie ferrée. La nature vivante, morte et nue.

Le corps. La femme. La couleur. Le noir et blanc.

Un grain de peau. Une osée ou une pudique.

On lui dit qu’elles sont belles. Il nous répondra « insatisfaisant ».

Mathieu l’auteur

Mais revenons à celui qui a attiré l’attention de A plumes d’elles lors de ce salon. Il y a ce côté doux décalé de celui qui chante dans un groupe au style pas du tout romance. Il nous dit, Mathieu, que les plus belles chansons d’amour viennent du rock, du métal et tout ça, tout ça. A t-il raison ou tort ? Ce qui est certain c’est que sa plume est amoureuse. Elle le représente parfaitement lui si avenant.

Dans cette écriture mélancolique et délicate, on sent un besoin vital de comprendre, d’oublier et puis ne pas oublier tout ce qu’il a pu ressentir lorsqu’il a aimé profondément, infiniment, à se laisser mourir…presque.

« La vie est belle quand on la torture. Comme le raisin qu’on presse pour en tirer le meilleur des nectars. »

Il se raconte comme étant explosé mais se reconstruisant par des pansements colorés et des bisous magiques. Il est l’antinomique de lui-même finalement.

Il définit l’écriture comme un exutoire. Un lieu, presque, où l’on peut exprimer tout ce qui n’est pas exprimable sur la place publique.

Il balance ses questions autour de la vie, tout ce qui n’est plus, l’autre.

Nous l’avons découvert à travers Ilona, son livre présenté sur le salon du livre de la romance à plumes d’elles.

Un homme. Un accident. Un coma. Une amnésie .

Et surtout cette femme qui lui parle de leur amour alors que cet homme ne s’en souvient pas.

Il y a cette petite fille qui l’accompagne dans sa convalescence. Qui est-elle ?

Ilona est là. Partout.

« Je dors à moitié quand j’entends la fillette arriver. Elle vient jusqu’à mon lit, je ne vois pas son visage. (…) Je lui prends la main, nous sortons de la chambre, puis de l’hôpital. Ses pieds ne touchent pas le sol… »

De sa plume surprenante et sombre, Mathieu Coulon nous entraîne sur ce chemin irréversible de la mort. Quelque chose le retient à la vie. Constamment. Entièrement.

Son personnage tente d’y revenir. Il lutte. Où sera t-il dans quelques pages ?

De sa plume tranchée et concise, l’auteur décide où il nous porte et ce n’est certainement pas là où je pensais.

Mathieu l’inspiré

il est muliple. Il est trois. Il a trouvé nombres de réponses dans la naissance de ses enfants. Il repousse ses limites humaines pour continuer sa quête de donner un sens ou du moins, un semblant de réponse à ce que l’on est, à pourquoi l’on est.

Il n’est pas que l’auteur passé par là sur le salon de la romance.

Et, il n’est pas là où je pensais le retrouver.

Il ouvrira, peut-être un jour, ce lieu culturel où il exposerait son regard sur nous, sur le monde par ses photos, ses mots et leurs chansons.

Il nous servira un whisky et nous observera avant de nous attraper dans ses filets délicats de ses multiples talents.

«Nous marchons depuis notre naissance

Debout très tôt pour cueillir l’horizon. »

https://www.facebook.com/coulonmath/

Laetitia Cavagni

poétesse et écrivaine

Journal d’une journée d’une assistante sociale

La réunion

« Cette réunion, comme c’était trop souvent le cas dans la profession, se révélait parfaitement inutile … »

Daniel Pennac

9h du mat, j’ai pas envie. Assise sur un fauteuil à distance (c’est déjà ça) de mes collègues, j’attends qu’une parole s’échange enfin.

N’avez-vous jamais vécu cette sensation de journée qui se répète indéfiniment. Est-ce parce que nous ne sommes jamais arrivés à la solution parfaite en réunion ?

Une seule minute suffit à mon esprit pour divaguer au loin vers des rivages translucides. « seule sur le sable, les yeux dans l’eau, mon rêve était trop beau… » Ha, ouiiiii !

Vous voyez, je divague juste en écrivant ce mot « réunion ». Action de réunir deux parties divisées. Je comprends le concept mais pourquoi donc aussi souvent, aussi longtemps ? Diantre !

Je me rappelle de ce service où la réunion du matin (heureusement, je n’y assistais pas car ne faisant pas partie de l’équipe éducative) avait pour enjeu de préparer l’ordre du jour de la réunion de l’après-midi.

Donc l’après-midi survenait et durant trois heures s’étirant à l’infini, heures saupoudrées de moults absurdités, je contenais mon impatience de tant de sottises humaines et professionnelles.

J’exagère quelque peu, soit. Mon tempérament du Sud. Il y avait aussi des analyses essentielles et intéressantes. L’essentiel n’était pas dans les excréments longuement discutés de telle personne mais plutôt le pourquoi du comment et comment on en fait pas « tout un fromage » de couleur marron.

Laissez-les donc vivre ces patients. Occupez-leur l’esprit à de jolies choses aussi. Ils vous le demandent et, à vrai dire, moi aussi.

Ne devrions-nous pas quitter ces réunions en ayant acté quelque chose ou, au moins, été informé d’éléments importants ?

Alors, et parce que je ne veux pas être targuée de mauvaise foi, il existe aussi des réunions ou la parole a du sens. Nous sommes au centre d’une situation compliquée, dramatique et, parfois, oui parfois, belle.

Il y a ces réunions où l’on plaisante de l’autre, de soi, où l’on partage son regard, où l’on fait partie d’un groupe, d’une équipe.

Ces réunions qui réunissent et non pas qui accentuent la division.

Les clans. Ils se représentent d’eux-mêmes en réunion. Les clans ne se mélangent pas. Ils s’adressent à vous comme si vous étiez nés de l’union d’une moule avec un escargot.

Social, médico-social, médical. Aucun milieu dans lequel j’ai exercé ne m’a épargné. N’a épargné aucun professionnel.

Ce temps est un temps de regroupement et de partage où l’on se dit ce que l’on n’ose pas se dire ailleurs, où l’on requiert un soutien, une écoute. C’est le moment de se dire l’insupportable de l’autre, d’une situation.

Au-delà de la carapace professionnelle, nous sommes des hommes et des femmes dont vos histoires peuvent faire écho à nos histoires. Nous sommes aussi des êtres de joies et de douleurs. Il peut arriver que nous devenions le miroir de vos histoires de vie et là, fracas, on explose. Oui, cela survient.

La discussion entre nous apaise et la réunion officialise. Se retrouver pour se resserrer. Cela aussi est l’objectif d’une réunion.

Bien sûr que les scissions sont visibles mais d’autres se referment.

Parfois, cela se passe et parfois cela nous lasse.

Je me pose ces questions en réunion. Que font-ils ceux qu’on laisse (tranquille) derrière la porte de nos réunions ?

Que pensent-ils de ces réunions ? En font-ils sur les professionnels qui les accompagnent? Ne serait-ce pas amusant d’entendre leur analyse sur nous, certainement souvent justes ?

En réunion, on prend soin de soi, de l’autre et de la vie de nos patients, nos usagers, nos pensionnaires.

On réfléchit. On propose. On tente. On transforme.

Toujours avec vous.

Bien à vous.

Laetitia Cavagni

parfois auteure et souvent assistante sociale

Cendrillon du trottoir: de la prostitution au porno

INTERVIEW DE BIANCA CENDRINE BASTIANI Par Francine Sporenda FS : Dans votre livre, vous racontez que vous êtes entrée dans le porno à cause d’un homme, que vous avez rencontré à 17 ans, animée d’un désir de sortir de votre milieu d’origine, de prendre une revanche sociale. Vous avez rencontré d’autres actrices pornos. Qui sont-elles ? De […]

Cendrillon du trottoir: de la prostitution au porno

Salon du livre virtuel

Vous êtes nombreux nombreux 🙂

Bonjour auteures et auteurs.
Privés de salons, nous vous en proposons un virtuel certes mais aussi réel que vous le rendrez. Nous vous mettons en relation avec vos lecteurs actuels et futurs.
Chaque auteur écrit une présentation succincte avec des photos de présentation (ou vidéos si vous préférez).
Les lecteurs se promènent sur vos posts. Soyez créatifs 😉 mais ça vous savez le faire.
Notre idée est que les lecteurs puissent échanger avec vous voire acheter vos livres.
Pour les auteurs participants, merci de nous envoyer, en mp, une photo de couverture d’un livre principalement avant jeudi 25 mars. Nous vous ferons une première publicité par des affiches.
Dès le 27 mars, faites vos posts avec vos présentations personnelles que nous publierons.
Lancez-vous sur notre page Facebook 🙂
À bientôt

Cailloux
Hiboux
Genoux
Choux
Coeur tout mou
J’le mijote à la poêle
Avec un peu de moelle

Je le mitonne durant des heures
Je le décortique de ses peurs
Faut pas qu’il soit trop aillé
Ni trop oignonné

Moi je l’aime un peu fort
Mais pas un qui mord
Ni même quand il fait le mort

Parfois l’est mou
Parfois l’est dur
Parfois fait l’fou
Parfois fait l’mur

Cailloux
Hiboux
Genoux
Choux
Gros doudou
Ce coeur tout mou
Je l’assaisonne
Je le fractionne

Ne le mange pas
Même s’il est raplapla
N’y touche pas
Où j’te fais la tête oeuf au plat

Moi je l’aime au caramel
Mais pas au sel
Aïe ça fait mal ça saigne

Parfois l’est mou
Parfois l’est con
Parfois l’est fou
Parfois l’est bon

C’est le mien à moi
Mou ou pas
Faut pas trop le cuisiner
Faut le prendre avec
Ou le laisser aller
Faut pas le prendre en traître

Ou j’te jette des cailloux
Je te fais becqueter par les hiboux
J’te fracture les genoux
Et je te fais regretter ton chou

Signé le coeur tout mou…

                                                  7.03.2021

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