Archives pour la catégorie Littérature en vrac

salon du livre virtuel À PLUMES D’ELLES du fantastique et de la fantasy

IMPORTANT🌌🌠

Bonjour à toutes et à tous. 😊
Clôturons l’année avec un dernier salon du livre virtuel sur une période aux histoires magiques et envoûtantes.
Celui-ci ouvrira sa page aux auteures et auteurs de fantastique et de fantasy: Roman ou BD.
Faites-nous découvrir votre monde imaginaire.
Il aura lieu du 27 octobre au 31 octobre.

Modalités d’inscription:
-Nous accueillerons 60 auteur(e)s
-Un stand par auteur(e)
-Contactez-nous sur le messenger à plumes d’elles en vous présentant ainsi que le livre qui sera mis en avant et quelques photos.

  • bonne humeur et envie de partager

Évidemment, des live seront prévus😉

N’hésitez pas à créer des jeux et des concours pour vos lecteurs.

Nous inviterons, une nouvelle fois, des chroniqueurs.

À très bientôt pour cette nouvelle aventure fantastique.

Clôture des inscriptions: samedi 20 octobre.
Ainsi, nous pourrons vous présenter à de nombreux groupes sur des affiches originales.😉

Laetitia, Elodie et Cécile.

Christophe Cazenove ou l’homme qui croque le monde des enfants

                                  Les mots de la bande-dessinée

En quelques mots de son enfance à aujourd’hui…

Loin d’une coquetterie inutile, Christophe Cazenove avoue son bel âge presque avancé de 51 ans lorsqu’on lui demande de se présenter. Celui où l’on entre dans la catégorie des séniors mais où il est encore possible de mâchouiller des malabars car on a toujours toutes ses dents.

Simplicité abordable et non feinte sont les mots qui nous viennent à l’esprit en le croisant, non par hasard, à une séance de dédicace pour la BD Les Sisters et Les Petits Mythos. Le cynisme ne passera pas par cet auteur à succès.

« Pour moi, le meilleur moyen de garder les pieds sur Terre est de ne jamais perdre de vue l’essentiel, le lecteur (…) car si j’arrive à vivre de mon travail c’est bien grâce à lui. »

Arrivé sur notre planète directement à Martigues (avec des histoires et des couleurs dans son bagage ?), il se plonge dans la lecture enfantine et magique de sa maman : le journal de Mickey. Les bande-dessinées ne seront pas loin de son regard. Lucky Luke, Boule et Bill, Les petits hommes… et tant d’autres œuvres littéraires rencontrées durant notre enfance.

Il est sage, naïf. Il vit dans un univers entouré de livres et de jeux qu’il crée sans se faire trop de copains. Sa timidité rêveuse se fera plus discrète afin qu’un lien se tisse avec ses lecteurs. « Je peux m’adresser aux autres avec un masque social d’auteur de BD. »

Le masque est peut-être efficace mais il ne cache pas cette douceur et cette gentillesse avec lesquelles il aborde de jeunes fans (ou moins jeunes) parfois eux-mêmes intimidés. Il prend le temps de les écouter et de leur répondre.

Enfant, il tente de comprendre ce mystère de réussir à « raconter une histoire grâce à de simples dessins. »

Adulte, il sera celui qui créera ce mystère et deviendra alors un raconteur d’histoires à bulles.

Il dessinouille comme il dit mais il écrit surtout. Il scénarise. Il joue avec l’enfance tout en comprenant le sérieux de leur univers. Qui ça ? Ceux qui créent des règles incompréhensibles et s’embellissent la vie. Ceux qui ne rient pas alors que nous le ferions.

Ces petits êtres qui comprennent bien mieux que nous où l’on va mais surtout où l’on ne devrait pas aller. Les biens nommés : les enfants.

Il se raconte un peu au détour, d’une phrase, on apprend qu’il s’était fixé un délai pour faire taire son souhait d’être publié. Il a l’audace et le courage de combattre cette rigidité et peut-être ce découragement pour écouter juste un message sur son répondeur. OUF ! Le destin a décidé autre chose pour lui. La maison d’édition BAMBOO s’intéresse à lui. Il quitte les rayons froids pour les crayons chauds.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Cazenove

Dis Christophe, écrire des BD, c’est sérieux ou c’est pas sérieux ?

(la question qui fâche)

Y’a une dame là qui s’appelle Natacha Polony et la dame, elle a dit que l’on ne pouvait pas entrer dans la lecture par la bande-dessinée. Cela ne créerait pas d’images mentales et ne permettrait pas une culture littéraire.

Donc, je pars du postulat que, selon cette dame, la bande-dessinée n’est pas de la littérature. Alors qu’est-ce donc ?

Une bande-dessinée n’est pas un livre » article de Thierry Groesteen du blog neuf et demi http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article289

Ça a bien une couverture, un quatrième de couverture et des pages reliées. Y’a des images, certes mais y’a aussi des mots.

Et, un livre de Haïkus, est-ce de la littérature ? Des mots, des dessins. Tout presque pareil.

Pourtant, le premier pas d’un enfant dans la lecture est jonché d’images et non de mots.

Que penseraient donc Man Ray et Paul Eluard de leur livre « Les mains libres » ? Poésies et dessins s’y côtoient.

J’dis ça, j’dis rien.

Christophe Cazenove ne se moque pas de l’enfance ou de l’adolescence. Il l’observe. Il s’en inspire. Il a compris que les enfants sont des êtres sérieux. Il m’apprend aussi que ces petits ont un souci pointilleux, au cordeau, du détail dans le dessin. Ils remarquent l’assiette non mangée. La tasse toujours pleine. Et cela tout en comprenant le second degré de l’histoire.

Ils captent le fil rouge entre la bulle et le dessin.

Il est, comme nombre d’auteurs en littérature, « un adulte qui n’est rien d’autre qu’un enfant plus âgé que les autres. »

Je me suis intéressée à l’entrée dans la lecture des enfants. Natacha Polony, que l’on ne présente pas, la dame aux cheveux oranges soulève deux points : la BD n’est pas de la littérature et la BD rend l’entrée dans la lecture médiocre voire peut abêtir les enfants.

Grâce à une amie éducatrice spécialisée auprès de jeunes enfants handicapés psychiquement, je lis et tente de déchiffrer un article sur la symbolisation mentale. « De la symbolisation primaire à la symbolisation secondaire » Bernard Golse, cairn.info.

Je comprends que la présence et l’absence de l’objet ont une importance dans l’apprentissage notamment dans les premières années. En fait, c’est l’atmosphère émotionnelle de la rencontre qui produit une inscription psychique.

Si la découverte ou l’apprentissage se font dans un moment d’anxiété ou sans interaction, la symbolisation ne se fera pas correctement.

L’apprentissage des mots passent par l’image et ensuite par le mot. L’enfant aura fait un lien entre ce qu’il a connu et rangé dans un tiroir de sa jolie tête grâce à ce qu’il aura vu, touché, goûté etc…

Madame Polony, cela n’empêchera pas d’apprécier de grands auteurs français comme Victor Hugo ou Fedor Dostoievski (je parle pour moi qui fut d’une lenteur d’apprentissage exceptionnelle).

Et si la question était plutôt : Pourquoi ne réussit-on pas à transporter un enfant à travers les histoires des Rougon-Macquart ou de Madame Bovary ?

Peut-être parce que nous en faisons une étude de cas, de texte et non une aventure, une vision de la vie d’autres ou même de tenter de créer un lien entre l’histoire et le lecteur.

C’est finalement ce que réussissent Christophe Cazenove et les dessinateurs qui l’accompagnent.

Le décor est déjà posé. On me le représente mais en-dehors de la bulle, il y a le reste à imaginer. Ce chemin qui ne se poursuit pas. Cette discussion qui ne semble pas terminée.

Comment le personnage va se sortir d’une situation embarrassante ?

Vont-ils se revoir ?

Comme dans un livre sans images.

Il nous faut enfin sortir de l’élitisme littéraire à la française.

J’ai appris à lire grâce à Marcel Pagnol. J’ai appris à aimer les questions grâce à Mafalda et à accepter avec elle, l’absurdité de l’humanité. J’ai appris à rire de l’adulte avec Calvin et Hobbes.

Comme disait Jean Cocteau « Un général ne se rend jamais, même à l’évidence ». Dommage. Vous fermez une porte aux enfants. Celle de la première mentalisation.

La BD, lors de salons du livre, n’est pas toujours mise au premier plan. Nous leur préférons les grands noms de la littérature actuelle à ce qui nous fait du bien rapidement.

Allez flâner dans les librairies et comptez le nombre d’adultes dans ce rayon. La BD est ouverte à tout type d’écriture. Elle ne cloisonne pas.

Il en faut bien du talent pour réussir à intéresser en se permettant d’apporter un univers déjà peint. Et puis, zut, si cela détourne aussi de cet écran plat qui appauvrit l’imaginaire, peu importe le support, non ?

La naissance d’une BD

Il était une fois une discussion entre un scénariste et un dessinateur (ou entre lui et lui-même).

Il y a l’histoire d’abord puis le dessin. Le scénario voyage du scénariste au dessinateur. Il traverse ce pont à de multiples reprises.

« Je n’attends pas d’un dessinateur qu’il illustre simplement l’histoire mais qu’il lui donne corps, qu’il lui insuffle la vie, du rythme… »

C’est ce travail d’équipe qui permet à l’histoire de s’incarner. Le scénario est un squelette à réveiller. Le scénariste interpelle le dessinateur et ce dessinateur rend vivant ce squelette.

Christophe Cazenove m’apprend ce qu’est l’encrage : ce moment où le dessinateur passe du crayonnage à l’encre. Le trait est alors définitif.

D’autres professionnels ont une importance dans cette création. Le coloriste. L’imprimeur. L’éditeur.

Coloriste ? c’est-à-dire ? « La couleur, ce n’est pas juste mettre du rouge ici et du bleu là-bas, il s’agit de créer des ambiances afin de renforcer l’immersion du lecteur dans les pages dessinées. »

Un lien qui aboutit à une œuvre que l’on veut lire après 6 à 8 mois de travail en moyenne. Tout pareil qu’un livre sans images.

Car le travail est réel. C’est sérieux la construction d’une BD. Il y a aussi ce qui se déroule entre la première case et la dernière case. L’habillage avec les jeux de mots. Ecrire pour celui qui va dessiner. Se creuser la tête pour le faire rire. Et surtout, oui surtout, écouter ce qui se trame autour de soi afin de s’en inspirer.

Et donc, ne jamais perdre le fil avec l’imaginaire des enfants. Leur monde tourne vite. Il change et se transforme en en éclair.

Bamboo, la maison d’édition de Christophe Cazenove est fondée par Olivier Sulpice en 1997. L’idée germe en 1991 suite à sa rencontre avec le dessinateur Henri Jenfèvre. Ils se lient d’amitié et se lancent ensemble dans la publicité en proposant des illustrations.

Ils prennent le temps. Ils se font connaître, alimentent leur réseau.

Cette maison d’édition est le rêve d’un ado qui lit Franquin et Gotlib, qui aime fluide glacial et le potache. Il n’apprend pas sur les bancs de l’école mais par des rencontres.

La BD d’humour est leur sceau principal mais Olivier Sulpice balaiera le spectre de la BD avec d’autres collections comme la fantasy, le manga, le réaliste.

Des BD à la réalisation de dessins-animés. Des BD aux produits dérivés. Des BD au cinéma.

La maison d’édition assoit une place mais sait garder ses auteurs. Elle les suit. Elle échange. Elle les défend et défend leur création. Ce basique d’un travail d’éditeur qui manque à certaines maisons d’édition ou même l’auteur est un produit.

Cela ne semble pas la ligne directrice de Bamboo.

Les BD de cet enfant scénariste

Je me suis présentée à lui, moi-même, quelque peu intimidée mais avec cette promesse faite à une Emma de 9 ans. Oui, j’irais faire dédicacer ta Sisters.

Voilà, c’est fait.

Il ne le sait pas mais il lui a offert un petit bonheur. Alors, évidemment, Emma est une enfant. Elle est passée à autre chose en deux minutes chrono.

Mais, elle passe parfois derrière moi et lit ce que j’écris des fois que « t’écrives n’importe quoi » sur les Sisters.

Christophe Cazenove, c’est aussi Les Petits Mythos, du Boule et Bill, Les gendarmes, les pompiers, foot maniacs, Mes cops, Les amies de papier, Les insectes en BD, Tizombi… et il ne s’arrêtera sûrement pas à celles citées car il y en d’autres passées et à venir.

https://www.bamboo.fr/scenariste-christophe-cazenove-18.html

Le mot de la fin aux enfants

« heu que j’adore vos histoires. J’espère que le dernier tome va sortir vite. »

« c’est drôle quand Marine comprend pas quelque chose et qu’elle fait autre chose à la place. »

« c’est tout, j’arrive spaghettis Lili »

Ha si, lorsque vous croiserez Christophe Cazenove, n’hésitez pas à lui offrir du chocolat mais pas sûr alors qu’il soit encore à votre écoute alors…à vos risques et périls 🙂

                                                                            Laetitia CAVAGNI

                                                                            Poétesse et écrivaine

« Brillante, une jument pour deux destins », d’Arnaud Dangoisse, ou l’histoire d’une amitié hors du commun.

Arnaud nous présente son roman « Brillante », tome 1

Présentation de l’auteur :

Arnaud Dangoisse est un auteur aussi sensible qu’atypique. Passionné de lecture et d’écriture, il est également un coureur infatigable. Il a à son actif plusieurs trails et marathons, dans lesquels il a pu observer de magnifiques paysages, si chers à son équilibre. Son attachement profond pour les chevaux est né grâce à sa fille Élodie, qui a préfacé son roman Brillante. En papa attentif, il l’a en effet très souvent accompagnée dans les différents clubs où elle a appris l’équitation et ce, depuis sa plus tendre enfance. Il a pu ainsi côtoyer ce milieu dans les différentes disciplines, et appréhender la relation unique qui se noue entre un cheval et son cavalier ou sa cavalière.


Arnaud est aussi un homme en quête de réponses et empli de questionnements existentiels. Nous pouvons citer dans les auteurs qui l’ont marqué et continuent de le faire, comme N D Walsh (conversation avec Dieu), mais également Eckart Tollé, Mathieu Ricard ou Laurent Gounelle.

Arnaud a vécu 2 ans au Rwanda, avant le génocide des Tutsi 1994. Cette période de sa vie a donné lieu à l’écriture de deux romans, un pour enfant « Mathieu et l’enfant du Rwanda » chez L’Harmattan et « Butaré, Boite Postale 315 », un récit épistolaire relatant d’une manière romancée son expérience africaine, qui l’a tellement marqué qu’elle reste gravée en lui au plus profond de son être.

Arnaud est un homme d’une gentillesse sans pareille, sensible, en quête de spiritualité et de communion avec la nature. Lorsqu’il m’a fait part de l’écriture de son roman sur les chevaux, j’ai été impatiente de tenir celui-ci dans mes mains. Dès sa sortie, je me suis précipitée en librairie pour en obtenir un exemplaire.

Présentation de l’oeuvre :

« Brillante, une jument pour deux destins », est le premier tome d’une histoire qui se déroule dans le milieu parfois sans concessions du monde équin. Aimant passionnément cet animal aussi noble qu’intelligent et sensible, j’ai plongé dans sa lecture avec beaucoup de plaisir.

Nous y découvrons la relation de Marie, jeune fille de 17 ans, cavalière lycéenne, avec une jument indomptable, Brillante. Nous ressentons immédiatement une empathie pour cette jument malmenée, qui n’aime pas être dominée par les hommes et préfère infiniment sa liberté et son indépendance. Refusant d’être montée, elle est laissée livrée à elle-même dans un champ, sous-alimentée et rejetée tant par les hommes que par les autres chevaux. Mais, Marie s’attache de manière presque irrationnelle à elle, et ce dès leur premier regard échangé. Nous nous attachons instantanément à Brillante, car l’auteur partage ses pensées et ses émotions, comme si nous lisions à travers elle. Beaucoup de cavaliers n’auraient même pas essayé de l’apprivoiser, et auraient laissé cette magnifique jument voué à un avenir des plus sombres. Mais c’était sans compter sur la persévérance de Marie. Avec beaucoup de patience et une dose infinie d’amour et d’affection, elles vivent une alchimie et une imprégnation forte et indestructible.

En parallèle de cette relation, nous suivons un autre destin : celui d’un jeune fugueur de 15 ans, fuyant un quotidien violent. Le hasard l’a mis sur la route d’un jockey en mal d’enfant et l’adolescent est très vite pris en charge par le couple. Il découvre ainsi le milieu équin, celui de la compétition, de la course. Il s’apaise au contact des chevaux et réapprend à vivre dans ce nouvel environnement.

L’auteur nous plonge dans ce milieu avec beaucoup de talent. Je me suis régalée à lire ce roman, ne réussissant pas à le lâcher avant le mot « à suivre ». Le style est très agréable à lire, fluide, avec un réel travail de précision sur la psychologie des personnages comme des chevaux. Il n’y a aucune longueur, tout se suit avec cohérence. Il connaît bien ce sujet et nous le démontre. La préface de sa fille est émouvante aussi.

En tant que mère, je me suis attachée à cet adolescent paumé, cachant derrière son mutisme et sa timidité une grande sensibilité et un besoin d’amour. Je me suis également attachée à Marie qui, grâce à sa patience, sa douceur et son amour, a réussi à comprendre et entrer en relation avec cette jument délaissée. Elle nous laisse ainsi entrevoir son très grand potentiel dans un des domaines de l’équitation.

De fil en aiguille, de hasards en hasards, les deux adolescents se rencontrent, et les événements s’enchaînent autour de leur passion commune. Mais le hasard existe-t-il vraiment ? Ou bien la vie nous met les bonnes personnes sur notre chemin au moment où elles doivent y être ? Cette question réside comme fil conducteur de ce premier tome.

Je recommande ce premier tome à tous ceux et celles qui aiment les chevaux, et qui souhaitent s’évader quelques heures dans ce milieu aussi méconnu que passionnant. Il fait partie de ces livres que l’on n’oublie pas, qui marquent. J’ai beaucoup appris sur les chevaux et leur grande sensibilité. L’histoire trotte dans la tête après, à la manière de la vive et intrépide Brillante. Un seul mot pour finir : vivement la suite !

Cécile Ducomte.

Salon du livre virtuel À PLUMES D’ELLES: la ROMANCE

Bonjour lecteurs et lectrices,
D’ici quelques jours, nous ouvrirons un nouveau bal littéraire virtuel sur le salon à plumes d’elles : celui de la ROMANCE.
Elle sera belle, sombre, aventureuse, fantastique et tant d’autres qualités.
Venez donc à la rencontre d’auteures et auteurs de romance afin d’égayer cet été à venir. Stand, jeux, gourmandises et rebondissements.
Plage, montagne Ou ville.
Découvrir est un désir de tous les instants.
Lire est un plaisir qui se transporte partout.
Nous accueillons nos premiers auteures et auteurs.
D’autres sont à venir derrière notre rideau…
N’hésitez pas à vous abonner sur la page Facebook.

L’équipe À PLUMES D’ELLES 🖤❤

Mémoires de déesse – Philippe Hasard

Philippe Hasard auteur discret de ce joli roman « Mémoires de déesse »

Notre auteur

Philippe Hasard est auteur depuis 10 ans entre les lignes de son beau métier de professeur des écoles.

Sur les bancs de l’école, il y a trouvé une première voie. Celle qui l’embarque vers l’archéologie et l’histoire de l’art. Ce chemin a son importance car il y étudie ce qui le fascine et ce qui fera son écriture.

 Né en 1965 dans les Ardennes, Philippe Hasard vit désormais à Montpellier. Passionné par l’Antiquité, l’archéologie et les voyages, il ramène de ses périples des idées de roman à partir d’un objet archéologique.

La poésie a, avant tout roman, jonché ses feuilles et coulé de son encre jusqu’à la découverte mystérieuse d’un tesson de céramique.

Il aime imaginer à partir d’un objet créé il y a longtemps de cela et inventer ainsi son histoire.

On le croit volontiers curieux de ce monde qui l’entoure cherchant constamment ce que celui-ci nous cache pour mieux nous l’écrire en délicatesse.

Cela fait de lui un voyageur et dans son sac, il nous ramène ses histoires.

On le sent homme serein d’où son intérêt pour ces objets qui nous survivent malgré l’agitation extérieure.

Il a une empathie d’écrivain. Il vit ses personnages. Il devient eux. Il regarde et voit comme eux. Il sent et ressent comme eux.

Son livre

Lorsque nous demandons à Philippe Hasard de nous raconter comment lui est venu l’idée de cette déesse traversant le temps et les vies, il évoque le site archéologique de Morgantina. Un site perdu en Sicile.

Il nous raconte aussi comment la statue ayant fait la richesse de cet endroit, statue exposée aux Etats-Unis, fut à l’origine de textes de lois régissant la protection des objets archéologiques et commandant la restitution d’objets à leur pays d’origine.

D’ailleurs, la statue dont il nous parle sera rendue à l’Italie.

Cette statue est l’incarnation de « « Mémoires de déesse ». Elle vit et est ballottée d’un pays à un autre, d’un temps à un autre.

Dans un exercice d’écriture peu évident, Philippe Hasard réussit à capter le monde autour de cette statue et à nous le conter. Il nous livre des chapitres courts car ceux-ci sont des souvenirs de cette déesse statufiée.

Il évoque les travers du monde de l’art où un objet, pourtant témoin de notre Histoire, devient un vulgaire objet de commerce et de contrebande.

Il dira « cette statue monumentale témoigne des enjeux économiques, politiques et culturels dont elle a été victime (…). »

Un roman court mais particulièrement bien documenté et recherché. Pour cela, Philippe Hasard a pris le temps d’interviewer les employés du musée de Sicile, de rencontrer un guide au fait de l’histoire de cette statue. Il lit aussi de nombreux articles.

Un roman historico-archéologique mais un roman où nous devenons aussi, comme l’auteur, cette statue n’ayant pas prise sur le monde.

Philippe Hasard s’attelle déjà à son prochain roman. Son objet archéologique sera une amphore romaine.

Il développe aussi un concept intéressant de lecture pour adulte et enfant à travers un livre et un jeu.

https://sites. Google.com/view/unehistoireapartager

site de l’auteur : https://sites.google.com/view/philippe-hasard

interview sur RPH : htpps://youtube/2wEKOoB8QLc

Laetitia Cavagni

écrivaine et poète

Chronique de « Alice aux petites balles perdues » – Aurélie Lesage.

Rédigé par BIANCA BASTIANI

https://jdheditions.fr/produit/alice-aux-petites-balles-perdues/

« Mais je sais qu’un mardi, nous irons flâner au bord des rivières, il n’est pas encore temps. Mon coeur bat si fort, il voyage jusqu’aux profondeurs cachées de nos amours. Mon amour, tout n’est que ravissement, nous y serons bientôt. »

J’avoue que ce roman m’attirait depuis longtemps, et ce pour de nombreuses raisons. Déjà, il y avait cette superbe couverture dessinée par Yoann Laurent-Rouault, directeur littéraire et artistique de Jdhéditions. Ce dessin est une véritable œuvre d’art. J’aime exposer de beaux objets dans ma bibliothèque. Indéniablement, la couverture d’« Alice aux petites balles perdues » séduit et attise la curiosité. Ensuite, la personnalité sensible et sincère d’Aurélie Lesage avec laquelle j’échange régulièrement sur les réseaux sociaux. Et puis, je ne pouvais pas passer à côté d’un livre dont la critique sur les divers blogs littéraires était aussi élogieuse. J’ai quelque peu tardé à me l’offrir, car ma PAL était déjà bien remplie. Je l’ai lu avec un réel intérêt et c’est avec un énorme plaisir que je vous livre mon ressenti sur un premier roman totalement maîtrisé. Une grande auteure est née !

Alice est une adolescente différente et introvertie surnommée l’autiste. Elle s’est rapprochée d’une jeune fille superficielle qui sort avec tous les garçons du lycée. Leur relation s’est nouée autour des devoirs de math. Nikki est médiocre dans cette matière, alors Alice l’aide de son mieux. Il ne s’agit pas là d’une véritable amitié. Leurs caractères sont diamétralement opposés. Un soir, Nikki entraîne notre héroïne à une fête où cette dernière se rend en traînant les pieds. Sur place, elle accepte un pari stupide. Un garçon la met au défi de jouer à la roulette russe tous les jours pendant une semaine devant sa webcam. Il lui fournit une arme chargée. Nous suivrons donc Alice avec ce pistolet sur sa tempe… Elle fera une fugue et rencontrera de nombreux personnages tout au long de son errance. Elle se questionnera et nous poussera à réfléchir au sens de la vie, de l’amour, mais aussi de la mort durant sa quête initiatique. Son périple raconté de façon très poétique et sensible vous bouleversera. Tout au long du récit, une mystérieuse voix s’adresse à Alice et l’aide à acquérir plus de maturité. C’est peut-être la voix de sa conscience ou celle d’un ange gardien. Chaque lecteur en aura sa propre interprétation…

Ce conte urbain pourra en déstabiliser certains. Personnellement, j’ai beaucoup aimé. C’est très philosophique et la plume est remarquablement poétique. Les problèmes d’une jeunesse moderne en manque de repères sont décrits avec profondeur, tendresse et émotion dans ce roman d’une grande qualité littéraire.

Je tiens à ajouter qu’Aurélie Lesage est une artiste aux multiples talents puisqu’elle fait aussi de la musique (composition et chant). Un album verra bientôt le jour. Nous en reparlerons sur « À plumes d’elles »…

Sébastien Didier : plume de l’ombre mais écrivain de lumière

Dans une ville fort fort lumineuse tricotées de msytères italiens et d’austérité à la française, nacquit un auteur quelque part dans ce siècle alors encore existant, le 20 ème siècle.

Dans cette ville donc,située au fond de la baie des anges, Sébastien Didier vit le jour et pour notre plus grand plaisir de lectrices à A plumes d’elles, avec le talent de l’écriture.

Nous l’imaginons nourri d’images et de musiques, des histoires défilant déjà dans sa tête de futur créateur de livres à suspense. Un suspense que l’on pourrait même décrire comme atypique dans son dernier livre « Cequ’il nous reste de Julie » sorti le 1er avril de cette année.

Mais, n’allons pas trop vite dans la découverte de Sébastien Didier.

L’auteur encore enveloppé de sa chrysalide

Il se lance d’abord dans le mileu de la presse et de la publicité. Milieu qui, finalement, font de lui un bon communiquant sur ses réseaux sociaux actuels. https://www.facebook.com/sebastien.didier.7

https://www.instagram.com/sebastiendidierauteur/

Il débute l’écriture simplement en tentant des concours sur la plateforme fyctia (https://www.fyctia.com/ ). il arrive, l’air de rien, en finale d’un concours grâce à « Je ne t’oublie pas ». C’était en 2017. Ce même livre se verra aussi sélectionné au salon du livre de Paris lors d’un coucours de thriller.

Cela lui est insuffisant et il réitère son crime en 2018 en se présentant au concours du meilleur thiller VSD Michel Bussi avec son deuxième opus « Les yeux bleus ».

Nous le pensons bon communiquant et cela s’avère efficace notamment lorsqu’il décide d’auto-publier son premier livre « Je ne t’oublie pas ».

il a compris que même le talent doit se démontrer en se mettant soi-même en vitrine tout en gardant la pudeur appréciable et peu commune à nombre d’artistes.

Quelques mois plus tard, une maison d’édition le contacte et lui propose un (vrai) contrat de (grand) futur auteur qui petit à petit sème ses cailloux blancs et accrochent ses lecteurs par des histoires que l’on peut qualifier d’extraordinaire dans un monde ordinaire. La maison d’édition Hugo crée une nouvelle collection : Hugo Suspense.

Sébatien Didier a en fil rouge ceci : tout peut arriver à n’importe qui. Nous pourrions être le sauveur ou l’assassin.

Il retravaille « Les yeux bleus » et celui-ci est aussi publié dans la collection Hugo suspense en 2020. Et, encore, oui encore, il se rend coupable d’une écriture de talent car voilà « Les yeux bleus » parmi les 10 sélectionnés pour le Prix de L’évêché.

« Le Prix de l’Évêché–Polars du Sud est un prix littéraire créé en 2018, à l’initiative de diverses personnalités issues des instances de la Police Nationale, de deux clubs Rotary de la région de Marseille et de lecteurs passionnés de littératures policières.

Le prix a pour but de récompenser chaque année un ouvrage dont le scénario se déroule le grand sud de la France (du Languedoc-Roussillon aux Alpes-Maritimes, y compris les Alpes du sud et la Corse) et dont l’intrigue et la qualité de l’écriture sont particulièrement remarquables. »

https://www.bepolar.fr/Prix-de-l-Eveche-Polars-du-Sud-La-selection-2021

L’auteur enveloppé de l’homme

Nous l’imaginons solitaire, la plupart du temps, dans un vieux t-shirt d’un groupe de rock. Peut-être irlandais. Une bière belge posée près de ce qui lui sert de support d’écriture. Un ordinateur ? Un cahier ? Quelques stylos ? Un dictionnaire ?

Ne révélons pas tout de son intimité d’auteur.

Ce qu’il ne cache pas, est :

Son amour pour la musique qui rythme et fait chanter les mots de ses livres. Il aime le rock oui. Ce qui le transporte et que ses phrases sonnent bien à nos oreilles après avoir sonnées aux siennes. Parois, il gratte quelques morceaux et chante quelques titres.

Cet auteur malin a créé une playlist qui accompagnera notre lecture de « Ce qu’il nous reste de Julie ».

Nous avons aimé « Prepare to fall » de Amy Mac Donald. Elle chante :


Te sens-tu seul quand tu es entouré parle monde que tu connaisT’es-tu déjà senti dépriméComme si t’étais six pieds sous terre

Et, à ce moment-là, page 224, je lis «j’étais ému de le retrouver aussi. Beaucoup de pensées m’assaillirent alors. Et parmi celles-ci en surnageait une, poignante.

Qu’avais-je fait de ces années ? ».

A vous d’être des curieux intelligents en lisant la suite.

Son inspiration est multiple qu’elle vienne de la musique mais aussi du cinéma voire de ce qu’il observe du monde, des gens. Un détail. Un événement. Son imagination déroule des histoires alors qu’il vous parle du temps qu’il fait ou qui passe. Se demande-t-il ce que vous feriez si, par hasard, un inconnu vous appelait par erreur sans parler. La ligne se coupe soudainement mais vous avez pu entendre, au loin, un train.

Vous ouvrez le journal quelques jours plus tard, comme chaque matin, un café fumant et fort posé sur la table collante du petit-déjeuner de vos enfants.

Un cadavre a été retrouvé près d’une voie ferrée.

Que feriez-vous ? Coïncidence ou signe du destin ?

Voilà ce qu’il imagine en nous parlant.

Il écrit en construisant un pont entre ses histoires et les lecteurs. Il nous permet, avec simplicité et bienveillance, de nous aventurer sur ce pont sans crainte de ce genre que l’on dit à suspense. Il humanise son récit et le rend accessible même pour les pétochards.

On sent qu’il vit l’écriture de ses histoires. Il travaille sans plan. Il se surpend autant qu’il nous surprend. Mais, attention, c’est un auteur intelligent qui maîtrise son métier d’auteur. Ce n’est pas du free style. Il sait où il nous mène.

On imagine parfaitement ses récits sous forme de scénarii et on l’imagine même lui les écrire. Il a le rythme. Il a le style et il a l’amour de ce format d’art dont il nous parle avec générosité.

Il n’écrit pas du sensationnel, du trash qui tranche, du sang qui salit. Il évite les descriptions «m’as-tu-vu» qui restent à traîner dans nos mémoires par le malaise qu’elles provoquent. « je pense d’ailleurs qu’une phrase bien choisie vaut une page mal sentie », dit-il.

Il saupoudre son suspense d’émotions afin que nous nous attachions aux personnages et là, la mécanique de notre cœur, la mécanique de nos sens se laissent emporter par ses histoires si bien écrites.

L’auteur enveloppé de ses œuvres

« Je ne t’oublie pas » est le tout premier à naître de sa plume. Il nous raconte simplement la disparition d’une épouse, celle de Marc Vasseur. Ils vivent dans un lotissement luxueux mais surprotégé du monde extérieur. La police classe l’enquête et tamponne le dossier de la mention « abandon de domicile conjugal ». Mais, Sandra, l’épouse disparue, aurait-elle laissée sa fille Lisa ?

Trois mois s’écoulent. Marc reçoit une photo. Une jeune fille porte un médaillon. Celui de sa femme.

Dans ce livre, l’auteur pose déjà une écriture visuelle au plus proche de ses personnages avec cette impression d’écrire nous-même l’histoire au fur et à mesure des chapitres. On est embarqué d’un côté pour finalement être déposé ailleurs. Qui est le véritable monstre dans l’histoire ?

« La mémoire, sûrement le seul héritage digne de ce nom reçu de cette famille de dingue, pensa-t-elle. Cette faculté à conserver et compartimenter chaque visage, chaque accent, chaque intonation, chaque expression dans la grande bibliothèque de sa pensée et à pouvoir y retourner le moment venu pour en exhumer un ouvrage oublié. »

« Les yeux bleus » est l’horreur d’un assassinat familial. Père, mère et enfants. Cela se passe en 1986.

En 2018, un enfant est enlevé. Son grand-père est jalousé. On pense à l’enfant et l’on se glace. Jusqu’oû se permettra d’aller son père pour le retrouver ?

Il est puissant cet homme. Claude Cerutti. Il a aussi des secrets.

Le récit est construit avec logique et des rebondissements. Et une nouvelle fois, l’auteur ne nous donne que des directions que l’on suit avec confiance mais nous embarque sur un autre rivage. On cherche. On pense avoir compris mais « tel est pris qui croyait prendre ». Sa machination prend forme et on se laisse prendre jusqu’à la fin.

« – Tu vois , Joseph -Marie, l’homme est capable du plus beau , du plus incroyable, du plus irréel. Il construit des bâtiments qui touchent le ciel , il peut aller sur la lune , il soigne des maladies impensables .Mais il est aussi capable du pire . Parce que le pire , malheureusement, c’est souvent ce qu’il y a de plus facile. »

« Ce qu’il nous reste de Julie » est, à mon sens, son meilleur livre. On sent toujours l’efficacité de son écriture mais il y a mêlé sa sensibilité personnelle à la fluidité d’un suspens agréable à suivre. Encore et encore.

Il nous parle de Sébastien, auteur au succès relatif. Celui-ci a quitté sa ville natale, Sainte-Geneviève, au Sud de la France suite à la mort de Julie, son amour d’adolescent. Il ne peut l’oublier cette Julie.

Mais, quoique l’on fuit, quoique l’on tente d’oublier, la vie nous ramène toujours vers nos origines.

Sébastien, sur les conseils d’un libraire, dévore le livre d’une auteure vivant Outre-Manche. C’est l’histoire de Julie, sa Julie. Il ne comprend pas alors il cherche. Il enquête. Julie est-elle réellement morte ? Comment cette inconnue peut-elle décrire avec autant de détails ce que lui-même a vécu ?

C’est un livre que l’on dévore, dont on se remplit. Il nous tourne en tout sens. Il nous détourne pour mieux nous entourlouper. À la Agatha Christie, qu’il affectionne, il nous lance sur des pistes erronées avant de nous récupérer par la main avec humanité et nous fracasse contre la vérité. La seule. Celle de Julie.

Sébastien Didier, dans chacun de ses livres, nous donne cette leçon, cette bonne leçon : ne vous fiez jamais aux apparences de ses histoires mais aussi de ceux que vous côtoyez au quotidien.

Et nous, à A plumes d’elles, nous vous conseillons de la découvrir avec délectation cette écriture qui va du tac au tac sans essoufflement.

https://www.amazon.fr/Ce-quil-nous-reste-Julie/dp/2755687037/ref=pd_sim_2?pd_rd_w=NXNpR&pf_rd_p=5276a738-b339-4ee5-8d12-3bdee6391c22&pf_rd_r=38RP7HK7SS1D0WFFH44E&pd_rd_r=32ddc416-3083-47bc-8f26-74eecf0eab05&pd_rd_wg=Pisr2&pd_rd_i=2755687037&psc=1

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Chronique « L’appel de Clara » de Cécile Ducomte.

Rédigé par BIANCA BASTIANI.

https://jdheditions.fr/produit/lappel-de-clara/

Cécile Ducomte nous livre un roman fantastique d’une grande sensibilité. Il s’agit là d’un ouvrage atypique comme vous n’en avez encore jamais lu. Son livre n’est pas banal. Personnellement, je suis conquise. Cette lecture fait un bien fou. Le message est positif écologiste et philosophique. J’ai lu son œuvre en pleine nature, entourée d’animaux à un moment de ma vie où je me trouvais en grande souffrance psychique. J’en ai retiré beaucoup d’apaisement et de sérénité. Si vous le pouvez, lisez « L’appel de Clara » dans une forêt, un parc ou sur une plage déserte. Il n’en aura que plus d’impact et de résonance.

Le 15 août 2018, au beau milieu d’un rêve, l’auteure reçoit l’appel de Clara, médium et messagère de Gaïa, la Déesse mère. Cécile voyage alors à destination d’un nouveau monde dans une étrange fusée en compagnie de 6 autres personnes toutes issues d’époques et de lieux différents. Ces hommes et ces femmes ont en commun un amour intense pour la nature ainsi qu’une perception extrasensorielle hors du commun. Ils n’ont pas été choisis par hasard… Ils atterrissent dans un univers d’une beauté inouïe et font connaissance les uns avec les autres. Ensuite, ils explorent ce monde inconnu à la recherche d’une grotte magique, guidés dans leur quête par une lumière bleue, un arbre millénaire et des animaux. Finalement, ils retrouvent Clara dans cette merveilleuse grotte où un message de la Terre leur sera délivré ainsi que bien des secrets…

Cécile Ducomte exerce le beau métier de musicienne tant au piano qu’à la flûte. Elle manie sa plume avec virtuosité comme si son récit était une partition, et ce pour notre plus grand plaisir. Depuis toujours, cette auteure hypersensible fait des rêves lucides qu’elle retranscrit sur papier. À l’aube de la quarantaine, cette maman a toujours vécu entourée d’animaux et en osmose avec la nature. Une belle personne et surtout un talent à découvrir de toute urgence ! Répondez donc vous aussi à « L’appel de Clara » ! Vous ne regretterez pas votre voyage.

Cécile Ducomte à la flûte traversière.

Chronique sur les œuvres de Vincent Blénet, auteur atypique.

Rédigé par Laetitia Cavagni et Bianca Bastiani.

Vincent Blenet a eu la gentillesse de nous remettre cinq de ses ouvrages dont le dernier sortira au mois d’avril « Mort sûre d’amours ».

Ce jeune auteur prolixe en écriture nous a permis de lire en autre et aussi ses quatre précédents ouvrages :
Gazhell, Carnets d’une décennie, 666 nuances de braises, De feux et d’encres.

Il a un style qui peut sembler hermétique et froid voire glacial car il ne « mâche pas ses mots » comme on peut le dire vulgairement. C’est donc un style qui peut déplaire mais au moins, il y met ses tripes, sa vision honnête du monde et même ses émotions.
Autant de générosité, ça se remarque et ça se respecte.
Il a, pourtant et malgré cette apparente dureté du verbe, une prose poétique. Il utilise souvent l’envolée poétique afin de décrire une scène ou un personnage. Cela donne un côté romantique à ses œuvres.
Nous retrouvons son engouement pour ce poète qu’était Charles Baudelaire dans sa vision crue et directe de son univers.
Dans ses livres, nous avons pu observer plusieurs thèmes qui semblent l’interpeller de façon presque obsessionnelle :
La religion, les anges, l’enfer et les femmes.
Tous ces thèmes se rejoignent en un mystère insoluble pour ce jeune auteur.
Au fond, n’est-il pas simplement un auteur à l’écriture gothique et noir donc ?
On y ressent une souffrance immense. Sa douleur, il nous la partage.
Vincent Blenet ne cache pas sa maladie. Sa pathologie psychiatrique. Il est bipolaire, schizophrène et vit avec des bouffées délirantes. Est-ce que cela explique cette noirceur romantique en lui en tant qu’auteur ?
Nous serions bien hypocrites de penser que cette noirceur n’a pas sa place dans le monde de la littérature. Le monde n’est pas recouvert de guimauves et d’odeur de roses.
Ecrire est une thérapie addictive pour lui. Nous pouvons déjà compter 17 recueils. Quelle énergie ! quelle soif de partager aussi ! Il pourrait décider de les garder et de nous éviter cette crudité mais il refuse de nous épargner et ce qu’il vit et ce que peut être aussi la réalité intérieure et extérieure.
Parfois, il nous a été difficile de poursuivre la lecture de certains paragraphes choquants pour nous qui ne connaissons pas les méandres de son écriture ni de ses souffrances. Mais, lorsque l’on réussit à surmonter ces tremblements de terre violents, nous avons la surprise de lire des poèmes érotiques. Tous sont dédiés à des femmes connues par l’auteur et avec grand respect. On sent, là aussi, une souffrance due à ces femmes qui ne lui jettent même pas un regard.
Il se met aussi à nu lorsqu’il raconte ce harcèlement scolaire subi du fait de sa différence. Il est malade, a de l’embonpoint et un look de gothique.
On peut le qualifier d’hypersensible frustré par le manque de lien social.
Et, soudainement, il écrit sur sa famille. Son écriture change. Elle devient élégante. On sent cet attachement entre lui et sa mère, entre lui et sa grand-mère.
Parfois, ses histoires nous paraissent décousues. Est-ce des effets de sa maladie ? Peu importe puisque Vincent Blenet à son lectorat.

A plumes d’elles, nous ne jugeons pas les auteurs mais leurs créations. Nous pensons aussi que l’empathie dans ce milieu de l’édition difficile est essentielle.
Qu’on l’aime ou qu’on le craigne, Vincent Blenet y a toute sa place. Il y a de la qualité dans ses livres lorsque l’on dépasse ce mouvement de recul que l’on peut avoir aux premières lignes.
Vous pouvez retrouver ses livres à la maison d’édition « La compagnie littéraire ».
https://www.compagnie-littéraire.com/

BRING ME YOUR LOVE

Charles Bukowski and Robert Crumb

Il s’appelait Charles. Il est né en Allemagne et mort quelque part sur terre mais ça on s’en fout comme il se foutait des convenances et des remarques sur sa grossièreté et… son inconvenance.

Tout ce pot-pourri exécrable a fait de lui le poète d’exception et l’auteur de génie.

Il s’appelait Bukowski. Il est né le 16 août 1920 et mort toujours par là et on s’en fout toujours autant.

Par contre, ce gaillard grassouillet ne pouvait vivre sans cette encre essentielle : l’alcool. « Je continue à lever mon verre, comme s’il se déversait dans un grand vide. J’admets qu’il y a une stupidité ancestrale en moi qui ne peut être résolue. Je continue de boire, de boire… »

Ce personnage inimaginable, presque sorti d’un livre, moi je dirais même de Zola. Bagarreur, vomisseur, sanguinolent. Aimant le sexe et les souillures. Se détruisant mais à coup de vie. Jamais à coup de mort. Il a vécu lui. Intensément. Fiévreusement.

Il semble assommer par la douleur et la mélancolie. Le hasard ? Peut-être pas. Lui qui a eu droit de vivre auprès d’un père violent et tyrannique et d’une mère soumise. Deux extrêmes. Jamais de milieu juste ou de juste milieu.

C’est à 10 ans que l’écriture le rencontre. C’était juste une rédaction dans laquelle il devait raconter la venue du président Hoover. Il invente. Il rapièce. Et, il se découvre.

Lui, l’enfant enfermé et frustré par un père qui a peur de l’échec qu’il se renvoie à lui-même mais le fait payer à son fils et son épouse.

Voilà ! Cela créera l’un des plus grands écrivains au monde qu’on l’aime ou le haisse. On ne le sait pas forcément mais il écrivait avec l’oreille caressée de musique classique. Finalement pas si indélicat le gars.

Et dans l’autre coin du ring ? Robert Crumb. Américain pur souche. Une histoire familiale lambda. Il commence à dessiner très jeune avec ses frères et sœurs. Des personnages à la Disney.

Il réalise des cartes de vœux en début de carrière. Des animaux dans des comics et change de voie en créant des parodies sexistes de bandes-dessinées ou des histoires dépravées.

Il se décrit lui-même dans ses bandes-dessinées. Infidèle, dépressif, obsédé sexuel.

Il refuse la complaisance. Il écrit et dessine sur l’aigreur, la frustration, les fantasmes noirs.

Il est obscène, virulent, mysogyne.

Il fallait alors qu’ils créent ensemble ces deux misanthropes. Et c’est un bijou ce petit livre, à l’air de rien, réédité aux éditions Au Diable Vauvert.

Format simple comme en carton qui ne vous coûtera que 9 balles. Mais putain, il dépote et par ces dessins illustrant parfaitement l’absurde du texte.

Je vous raconte ?

Harry visite une femme. Elle c’est Gloria. Gloire à Gloria, la folle.

Elle l’insulte et se frappe. Elle le rend dingue mais c’est elle qui est folle. C’est sa femme.

« Tu es un fourreur de pute, Harry. Tu fourres les putes. »

Il a été obligé de la faire interner car elle devenait dangereuse pour lui et pour elle.

Étrange scène où le psychiatre apparaît et où la gente dame s’adoucit exprimant son mieux-être.

«Oui, docteur Jensen, j’étais justement en train de dire à Harry à quel point je me sentais plus stable… » Certes.

Je vous laisse découvrir ce dessin incroyable de cette femme corpulente se mettant un gnon dans la tronche. Je vous jure que j’ai encore les côtes qui frétillent.

Alors oui, ces auteurs (et ce livre) ont un côté gnangnan à la « maman, un câlin s’il te plait. J’suis un pauv’e gars qui fait de son mieux. »

Mais, il y a un mais. Mais, il est drôle et surprenant.

Prenons Bukowski et Crumb pour ce qu’ils sont et laissons de côté les porcs.

Ils disent une vérité mais elle peut ne pas être la nôtre.

Ce livre vaut bien qu’on s’y arrête.

Parce qu’en plus ce pauvre bougre d’Harry est envahie par sa maîtresse. Il tente de la faire vibrer sous ses assauts d’homme en rut. Seulement, l’épouse n’est pas loin. Diablesse versatile tapie dans son ombre.

Et je me pose cette question à la fin du livre : est-elle internée par hasard ?

Je ne peux pas non plus m’empêcher de faire le lien avec une épouse de Charles Bukowski. Celle-ci est alccolique, suicidaire, nymphomane. Elle ne supportera pas qu’il écrive. Il devra la quitter pour retrouver sa plus fervente écarteuse de cuisses : l’écriture.

Ces deux auteurs se nourrissent du chaos mais avant tout, le leur.

Alors, en conclusion, juste ce petit mot. Ouvrez donc vos portes-monnaies ou sortez vos cartes bleues, platines…

Prêt ? Achetez-le et passez un moment…à vous de voir.

Moi ? Je me suis souvenue de cette conversation avec l’une de mes patientes. Celle-ci me dit : « j’adore les enfants. J’aimerais en avoir. Parfois, lorsque j’en croise, je voudrais les enlever mais je sais que c’est interdit par la loi. »

Laetitia Cavagni

auteure et poétesse