Dans le rétro des Pike aux premiers pas en solo d’Olivier Brunie

De l’enfant joueur à l’homme musicien

On l’aperçoit souriant et blagueur au travers différents concerts « maison » sur notre toile bleue facebookienne et avec un musicien de leur groupe Pike, (article à plumes d’elles « Pike ou la délicatesse du rock-octobre 2020) lors des différents confinements mais pas que…

Olivier Brunie a ce pouvoir de sortir de sa boîte à musique, différents textes déposés sur des musiques qui vous prennent autant au cœur qu’aux tripes.

Lorsqu’il nous parle, son accent du Sud chante déjà et lorsqu’il chante, son accent nous parle d’amour, de désespoir, d’envie de vivre sans regarder ni derrière ni devant. Ne voir que l’aujourd’hui. Cet aujourd’hui parfois vide et sombre dans lequel il nous entraîne malgré nous pour, soudainement, nous jeter sur le rivage de sa soif de vivre et nous sauver de sa mélancolie.

Olivier Brunie, c’est quelqu’un comme vous et moi. Il se lève. Il travaille. Il se recoiffe et se retaille la barbe (non, alors, ça, à plumes d’elles, on le fait pas).

Puis, il rentre chez lui et il se fait magicien.

On sent chez lui le gamin caché derrière ses rides d’homme mature. Il sort de temps en temps et nous dit Ô combien, la vie est rude pour les âmes sensibles, rebelles.

Derrière sa guitare ou son piano, l’enfant Olivier pose une main sur l’épaule de l’homme qu’il est devenu comme pour le rassurer sur le fait que, non, son enfance ne s’est pas envolée.

Olivier Brunie, lors de cette interview dit regretter son innocence mais, rassurons-le, ses chansons coulent sur nous comme les bonbons sucrés de notre enfance. ils font mal aux dents parfois mais on ne peut pas se passer de leur goût ni des souvenirs. Son innocence se voit dans ses yeux lorsqu’il partage ce qu’il aime : la musique. L’oeil pétillant et espiègle, il semble avoir toujours quelque chose à nous dire alors il les écrit et les chante.

Ses notes et ses mots

Pour lui, la musique est comme l’amour, mêlée d’amour évidemment et de haine. Haine de quoi ? De qui ? De soi ? De l’autre ?

Certainement aussi un mélange de tout ça. Il dit ce qu’il est alors. Sa crainte de décevoir et d’être déçu. On le sent constamment oscillant sur un fil entre sa pudeur d’être et ce déchirement vital de nous partager ce qu’il ressent, ce qu’il voit.

Il écrit ses mots et sa musique sans ne jamais rendre l’une jalouse de l’autre. Allez, hop ! Mesdemoiselles, les deux ensembles. Sur des cahiers, des feuilles parsemées. On l’imagine hors du monde, concentré et penché, comme un enfant studieux avec entre les doigts son stylo et contre lui un instrument de musique.

C’est toujours habillé d’un sourire avalant l’intégralité de son visage qu’il nous présente ses compositions. Alors, là oui, on le sait généreux et on écoute. Je l’écoute. J’oublie qu’il est beau gosse, comme nombre de chanteurs, parce qu’Olivier Brunie c’est avant tout des jeux de mots fins, intelligents, surprenants. Et pour une auteure, ça interpelle. Je me suis dis bien souvent « mais pourquoi ce n’est pas moi qui ais trouvé ça ».

« La chanson, c’est ma vie. J’ai cette chance de pouvoir les manier (les mots) alors j’en profite un peu. »

il nous dit pouvoir envisager de rester dans l’ombre des mots. Permettez-moi de vous dire que j’en doute fortement. On sent que la scène est sa seconde peau. Il a ce besoin vital d’être entendu et surtout de donner. Donner du plaisir, de faire sourire ou de toucher là juste à gauche, ce palpitant rougeoyant.

Il se nourrit d’artistes aussi différents que Renaud, grand manipulateur aussi du mot, que des Beatles. Il aime l’écriture absurde et drôle de John Fante et celle plus réaliste de Ernest Hemingway. Mais l’art est un tout pour lui. Il aime la photographie et la peinture, l’image autant que les mots.

Alors, il fait quoi maintenant le chanteur des Pike ?

Ben, il reste un Pike. Nous le retrouverons, un jour ou l’autre, en avant de leur scène ensemble auréolé de ce lien fraternel.

Pour le moment, nous pouvons révéler que cet artiste unique a travaillé durant plusieurs mois sur deux projets solo mais pas solitaire.

Un album de 5 titres avec Jean-François Delfour, compositeur, réalisateur et producteur indépendant notamment d’un chanteur-poète (que j’admire depuis toujours) MC Solaar. https://www.jfdmusic.com/

Une belle rencontre lors d’un week-end d’atelier écriture créé par l’association «Des cordes et des voix ».

Un album travaillé avec Bruno Pradels, compositeur, arrangeur depuis plus de 20 ans qu’il connaissait déjà grâce à l’aventure des Pike. https://www.facebook.com/bruno.pradels

Deux albums plus intimes, plus acoustiques. Mais, chut ! Secret professionnel oblige. Chut !

Voilà donc un artiste qui a l’audace d’ouvrir la porte à sa liberté musicale et n’a aucune crainte d’être sur scène en tant qu’Olivier Brunie et plus uniquement comme membre d’un groupe.

Nous attendons donc de connaître ce que ces silences ne nous révèlent pas encore de lui et sa duplicité : face sombre contre face lumineuse.

Et pour patienter, n’hésitez pas à l’écouter en live sur radio zinzine.

https://www.radiozinzineaix.org/index.php/component/commedia/popup/2463/7428/2463/component?fbclid=IwAR17zDeXsAWAQnTvS23Z7lTRWtBe0Ccl4t1Fsgqp9vJsTeXJt6ofW7jJRBs

Sa maxime musicale

« Ma musique comble mes manques et mes manques comble ma musique »

https://www.facebook.com/Olivierbrunie

Laetitia Cavagni

auteure, poétesse, chroniqueuse et future…

4 commentaires sur « Dans le rétro des Pike aux premiers pas en solo d’Olivier Brunie »

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