Mathieu Coulon entre rage chantée, photographies osées et mots touchés…je suis coulée

Nous lançons, sur la toile bleue de Facebook, un deuxième salon du livre et celui-ci se pare de romance.

L’amour. Et pourtant. Oui, pourtant, des hommes toquent à notre messenger, dont Mathieu Coulon, pour y participer.

Il a à peine 40 petites années et, dans sa vie de tous les jours, il paysage les paysages tout en s’occupant de ses deux plus belles créations : ses enfants.

Cet auteur fait ses armes artistiques autour de cette magnifique ville qu’est Lyon (mais chut ! On ne vous dira pas où exactement).

Quelques indices ? Petite ville où les imprimeurs et éditeurs se réfugiaient afin de fuir la censure. À vous de chercher…

Mathieu, le chanteur

Comme beaucoup, il s’essaie aux reprises dans sa chambre d’adolescent en compagnie de son frère. Il martèle de son énergie sa batterie alors que son frère démonte les murs de la maison avec sa guitare sur du Deep Purple ou du AC/DC.

Je me demande si papa a pu faire sa sieste tranquille au moins une fois durant l’adolescence de ses garçons ?

Ces deux garçons sortent des murs familiaux pour monter un groupe en 2007 du nom de Mother and Pearl. Et pour accompagner ce chanteur non chevelu (oui, ça arrive), Olivier, Jean-François , Michel et Pierjan.

Il se catégorise dans le métal moderne et le groove métal.

Leurs textes questionnent l’être humain dans toute son ambivalence surtout au vu du contexte actuel.

« Un individu est un individu à cause des autres êtres humains, autrement dit mon humanité est inextricablement liée à ce qu’est la vôtre. » Nelson Mandela

Voilà, et si vous voulez en savoir plus, allez donc les écouter, bordel à cul ! Parce que…ça dépote !

Mathieu le photographe

Vu la qualité de ses photographies, on aurait pu penser qu’il la pratiquait depuis longtemps et non… Ce bougre photographie le monde depuis un an. Il a échangé sa batterie contre un appareil photo. Ce sont les voisins qui ont du apprécier ce changement.

Son appareil photo est un Canon 5D Mark VI.

Ses premières photos se font derrière chez lui sur une ancienne voie ferrée. La nature vivante, morte et nue.

Le corps. La femme. La couleur. Le noir et blanc.

Un grain de peau. Une osée ou une pudique.

On lui dit qu’elles sont belles. Il nous répondra « insatisfaisant ».

Mathieu l’auteur

Mais revenons à celui qui a attiré l’attention de A plumes d’elles lors de ce salon. Il y a ce côté doux décalé de celui qui chante dans un groupe au style pas du tout romance. Il nous dit, Mathieu, que les plus belles chansons d’amour viennent du rock, du métal et tout ça, tout ça. A t-il raison ou tort ? Ce qui est certain c’est que sa plume est amoureuse. Elle le représente parfaitement lui si avenant.

Dans cette écriture mélancolique et délicate, on sent un besoin vital de comprendre, d’oublier et puis ne pas oublier tout ce qu’il a pu ressentir lorsqu’il a aimé profondément, infiniment, à se laisser mourir…presque.

« La vie est belle quand on la torture. Comme le raisin qu’on presse pour en tirer le meilleur des nectars. »

Il se raconte comme étant explosé mais se reconstruisant par des pansements colorés et des bisous magiques. Il est l’antinomique de lui-même finalement.

Il définit l’écriture comme un exutoire. Un lieu, presque, où l’on peut exprimer tout ce qui n’est pas exprimable sur la place publique.

Il balance ses questions autour de la vie, tout ce qui n’est plus, l’autre.

Nous l’avons découvert à travers Ilona, son livre présenté sur le salon du livre de la romance à plumes d’elles.

Un homme. Un accident. Un coma. Une amnésie .

Et surtout cette femme qui lui parle de leur amour alors que cet homme ne s’en souvient pas.

Il y a cette petite fille qui l’accompagne dans sa convalescence. Qui est-elle ?

Ilona est là. Partout.

« Je dors à moitié quand j’entends la fillette arriver. Elle vient jusqu’à mon lit, je ne vois pas son visage. (…) Je lui prends la main, nous sortons de la chambre, puis de l’hôpital. Ses pieds ne touchent pas le sol… »

De sa plume surprenante et sombre, Mathieu Coulon nous entraîne sur ce chemin irréversible de la mort. Quelque chose le retient à la vie. Constamment. Entièrement.

Son personnage tente d’y revenir. Il lutte. Où sera t-il dans quelques pages ?

De sa plume tranchée et concise, l’auteur décide où il nous porte et ce n’est certainement pas là où je pensais.

Mathieu l’inspiré

il est muliple. Il est trois. Il a trouvé nombres de réponses dans la naissance de ses enfants. Il repousse ses limites humaines pour continuer sa quête de donner un sens ou du moins, un semblant de réponse à ce que l’on est, à pourquoi l’on est.

Il n’est pas que l’auteur passé par là sur le salon de la romance.

Et, il n’est pas là où je pensais le retrouver.

Il ouvrira, peut-être un jour, ce lieu culturel où il exposerait son regard sur nous, sur le monde par ses photos, ses mots et leurs chansons.

Il nous servira un whisky et nous observera avant de nous attraper dans ses filets délicats de ses multiples talents.

«Nous marchons depuis notre naissance

Debout très tôt pour cueillir l’horizon. »

https://www.facebook.com/coulonmath/

Laetitia Cavagni

poétesse et écrivaine

2 commentaires sur « Mathieu Coulon entre rage chantée, photographies osées et mots touchés…je suis coulée »

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