STEPHANE PELLENNEC

De la photographie poétique à la délicatesse de l’estampe japonais

Stéphane Pellennec est-il un Homme comme tous les Hommes ? Non, il est pudique, simple et honnête.

À sa naissance, il semble s’être ancré à la Terre ainsi qu’à tout ce qui la constitue. Cela a forgé son regard poétique et délicat sur celle-ci et sur nous.

Je l’ai découvert à travers des paysages naturels et frappant de grandeur. Passionnément oxygénant. Oui, c’est possible de respirer à travers une photographie.

J’ai en mémoire la dernière vue sur sa page Facebook. Du Blanc et encore du blanc. La neige. Quelques branches fines à peine feuillues. Des branches endormies en plein hiver finlandais. Voilà l’estampe japonaise.

Sa photographie pose un jolie voile sur mes pupilles et lorsque je suis là, au milieu de ces immeubles, en manque de nature, elle a le droit de m’envahir.

Stéphane Pellennec a ce don de vous faire respirer sans le vouloir en toute pudeur.

Il touche à notre intime profond. Il nous donne du beau. Il nous l’offre même comme si nous étions celle ou celui qui capturions ce moment de grâce pas à travers son appareil photo mais à travers nos yeux.

Et si je vous le racontais légèrement ?

Il est né en 1971 à Brest. La Bretagne et ses contes mystérieux. Ces mystères qui ont forgé sa sensibilité et sa capacité à voir ce qui nous échappe ou ce que l’on maltraite. Il ne se sert pas de la nature. Il la caresse. Il se fond en elle. Ses photographies en sont le témoignage flagrant de ce respect qu’il a pour elle.

La liberté du jazz lui apprend à être attentif aux énergies qui circulent et s’entremêlent autour de lui.

Embarqué par son père au cabaret Vauban de Brest où ils écoutaient ce jazz improvisé le faisant voyager à travers le monde. Il observait alors les visages des musiciens et dans sa tête déjà, les photographies naissaient.

L’inspiration avait planté une graine discrète.

Il y a sa rencontre avec un photographe lors de son service militaire qui lui permet enfin d’affirmer sa photographie jusqu’à avoir son matériel, un appareil réflex argentique manuel sur lequel il fera ses premières armes si j’ose l’écrire ainsi.

Il observe. Il écoute. Il est attentif mais refuse tout influence qui n’est musical ni poétique. Il se libère de l’image de l’autre pour nous offrir la sienne.

Stéphane Pellennec est un artiste qui expose. Sa toute première exposition se passe en Iran en 2010. Puis, la Finlande, la France, le Pays de Galles. Notre photographe voyageur est freiné par la COVID mais ce n’est qu’une question de temps…

je le croyais avant tout photographe de grands espaces et il m’étonne en me parlant de ses portraits. Ceux pris au Zimbabwe des gens ordinaires. Ceux des musiciens et des poètes qu’ils capturent lorsqu’ils sont eux-mêmes happés par leur propre art.

Et lui. Il se photographie pour montrer ce qui l’anime dans cette nature si douce et puissante à la fois. Se confronte t-il alors aux éléments ?

Il reviendra malgré tout aux images du monde par peur d’enfermer les gens dans un cadre fixe sans mouvement. Il a cette délicatesse humaine et artistique qui lui font craindre de limiter les modèles dans sa propre vision et non pas dans ce qu’ils sont réellement.

Stéphane Pellennec nous transmets ce qu’il trouve dans la nature. Le calme, l’air et l’harmonie. Il nous transmet sa sérénité et son pas. Pour photographier, il faut avancer. Il lui faut être ce que nous avons tous été. Des marcheurs.

À un jeune photographe, il donnerait ce conseil. Un appareil-photo à la fonction manuelle en gardant le choix et la liberté. Oui, toujours être libre d’accueillir ce moment, cette lumière. Ce millième de seconde ou ces mois nécessaires à la création dans tout art et si précieusement à la photographie.

Je finirais par ses paroles.

« Ma famille a été mon premier modèle et puis aussi un support permanent. J’en profite pour remercier d’ailleurs ma femme pour sa patience, lorsque lors de nos promenades je pars dans une vague photographique. »

Je la remercie aussi cette précieuse compagne.

Stéphane Pellennec et le don précieux de l’harmonie, d’une photographie à la grâce de l’estampe japonaise.

Laetitia CAVAGNI

auteure et poétesse

adresse de son site web: http://www.aarettomyys.eu/

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