Cat Loris est… Hypersensible

13 Décembre 2020

Rédigé par Laetitia Cavagni et publié depuis Overblog

Cat Loris est... Hypersensible
Cat Loris est... Hypersensible

Cat Loris – Hypersensible, disponible en CD et en téléchargement !

Dans les chansons ciselées de Cat Loris, à la simplicité et proximité désarmante, il y a de la nostalgie, ses peurs, ses plaies, ses joies, ses espoirs.

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Elle se chante grande perche depuis son enfance. Enfance qu’elle n’a pas perdu pour mon p’tit bonheur à moi, la p’tite poétesse qui se permet un regard d’hypersensible à hypersensible.

Elle démarre son album, parfaitement titré Hypersensible par ceci :

 J’étais beaucoup trop grande

Et j’étais qu’un sac d’os

je n’savais pas m’défendre

c’était vraiment atroce…

hypersensible

vous parlez d’un cadeau

hypersensible

j’ai tiré le gros lot

hypersensible

marre de faire le dos rond

hypersensible

j’suis pas une attraction

On rentre dans le vif de Cat Loris en écoutant ses premiers mots.

Allez, c’est parti.

Le bel hasard et l’instinct d’artiste me soufflaient à l’oreille, il y a quelques mois de cela, mais écoute, écoute donc cette fille aux cheveux longs et au physique de princesse de contes de fée.

Je vous la raconte l’histoire de cette espiègle et audacieuse dans ses mots et sa musique. Une femme à la voix doucement gourmande comme mon caramel du dimanche fait par mon fils. Cette sublime chanteuse qui décide, à ses 8 ans, de devenir chanteuse et d’écrire ses textes sur sa musique à elle. NA !

Z’ont qu’à bien s’tenir les zautres.

Elle se cherche. Elle apprend. Elle crayonne et gribouille. Elle rature et gomme. Et voilà, un bel album que j’ai collé dans mon ipod car après tout, j’ai envie qu’elle me suive partout désormais.

Ho, mais qu’elle est coquine, la grande Cat Loris. Coquine comme la chanteuse Giédré, une petite blonde, qui nous chante avec humour mais tellement d’amour, l’absurdité de la gente masculine, de notre monde perdant la boule et sa substance essentielle.

Et, avec humour, car j’ai ri en écoutant sa chanson,  « Et l’amour dans tout ça ? », dixième perle de son album Hypersensible. Je m’imagine dire ce qu’elle chante. Je m’imagine faire ce qu’elle chante jusqu’à ce qu’elle m’assène, très justement, d’un

Et l’amour dans tout ça ?

Ben, ouais, elle a raison. Au fond, on s’en fout du fric et des possessions. L’Amour c’est le grand A de la vie. La première lettre de notre vie. Et, en plus, elle philosophe.

Moi, j’dis, elle a tout pour elle.

Je poursuis et j’écoute la musique joyeuse. Elle réveille en moi la danseuse endormie depuis longtemps. Tiens, mais, j’ai envie d’écouter, encore et encore, ce groupe de femmes follettes. Les Castafiore Bazooka. Sonorités ensoleillées. Bêtises et vérités dans leurs textes.

Cat Loris se référence dans ma tête et dans mes veines comme ces chanteuses qui ont porté ma vie et mes écrits.

Cat Loris me met dans un avion direction mon soleil du Sud.

Je suis parfois une femme et parfois la petite fille qui a bien envie de faire des conneries. Tiens, et si, je remontrais mon cul à tous les passants ?

Elle chante pour moi, Cat Loris. C’est ce que j’me dis car c’est ce que j’ressens.

Mon cœur, parle-moi

je n’ai pas voulu t’écouter

tu étais tellement meurtri que tu pesais sur moi

mon cœur, réponds-moi

je t’ai un peu laissé tomber

je voulais pas te regarder

quand tu pleurais tout bas

Elle me touche. Elle me cajole. Elle me fait du bien. Elle me fait rire. Elle me fait réfléchir.

J’vous l’dis. Elle a tout pour elle, cette grande perche aux cheveux au vent.

Peut-être devrais-je oser la demander en mariage ?

Quoi ! NON ! Je divague. Je pense tout haut.

Soyons sérieux et écoutons cette artiste dont j’admire les mots. Elle les lie entre eux avec tant d’intelligence. Tant de générosité.

Ses mots qui me surprennent à chaque tournure, à chaque virage. Putain, ce qu’elle est intelligente dans son écriture. Elle m’enveloppe dans une triste beauté et puis me bouscule dans un conte où j’veux rire avec elle.

Elle tourbillonne dans ce magnifique album. Le rythme ne me lâche pas. Elle n’est finalement pas une princesse mais une Mary Poppins au sac à malices. Elle me sort des vérités et me les panse. Elle me réveille et m’apaise. Tout ça en même temps.

Elle me scotche. J’me bricole un air sérieux pour l’écouter mais elle m’emporte. Elle me raconte une histoire différente à chaque chanson.

A t-elle donc un défaut ? Oui, un. Celui d’être saoulante de talent. Et comme elle le chante à la fin de son album :

j’dirais tout à ta femme

si tu t’en vas

Moralité : J’dirais tout à vos femmes si vous ne l’écoutez pas.

Laetitia Cavagni, poétesse et écrivaine

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